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Usine d’asphalte du chemin de Lausanne : Sintra veut porter la cause en appel

Des installations de carrière en hiver.

Sintra veut aménager une usine d'asphalte sur sa propriété.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

L’entreprise qui s’est vu refuser par la Commission de protection du territoire agricole le droit d'aménager une usine mobile d'asphalte à Rimouski portera la cause en appel.

Il s’agit d'un rebondissement dans ce projet de la compagnie Construction B.M.L., une division de Sintra.

L'entreprise a décidé de porter en appel la décision de la Commission de protection du territoire agricole qui lui interdit d’aménager, dans la carrière dont elle est propriétaire sur le chemin de Lausanne, une usine mobile d'asphalte.

Les résidents de ce chemin croyaient pourtant l'affaire terminée.

Je les trouve très tenaces, indique l’un d’eux, Yvan Dubé.

Un homme souriant à la caméa. Il est à l'extérieur en hiver, porte tique et manteau.

Yvan Dubé, résident du chemin de Lausanne

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Ça nous a surpris. Pour nous, pour moi, l'inquiétude ressurgit à nouveau face à cette nouvelle-là, ajoute M. Dubé.

Une frustration que comprend Sébastien Bolduc, conseiller municipal du secteur de Sacré-Cœur, à Rimouski.

Je dois dire, premièrement, que je comprends l'exaspération et je partage l'exaspération des résidents du chemin de Lausanne, indique l’élu.

Pendant des mois, les résidents du chemin de Lausanne se sont opposés au projet de Sintra.

Des manifestants armés de pancartes sont groupés devant une tour à bureaux.

Les opposants au projet croient que l'usine de béton bitumineux aura un impact sur l'environnement et sur leur santé (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

En janvier, la Commission de protection du territoire agricole leur donnait raison. Elle rejetait la demande de la compagnie d'utiliser à des fins autres que l'agriculture sa carrière du chemin de Lausanne pour y implanter et y exploiter une usine mobile d'asphalte.

À l'appui de sa décision, la Commission disait notamment que la Ville de Rimouski avait clairement démontré qu'il y avait, à l'extérieur de la zone agricole, d'autres sites comme le parc industriel pour implanter ce genre d'usine.

Dans une requête déposée devant le tribunal administratif du Québec, Sintra allègue que la Commission a commis cinq erreurs déterminantes en rendant sa décision. Du nombre, la compagnie prétend que la Commission a tenu compte de changements au zonage décidés par la Ville après le dépôt de son projet.

Une affiche indique carrière lausanne.

Les installations de Sintra sur le chemin de Lausanne

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Il ne faut pas présumer que l'appel va être entendu nécessairement. Ce qui est dommage, c'est que ça retarde le processus. Les résidents du chemin ont hâte de passer à autre chose, ont hâte que cette saga soit derrière eux. Ça retarde cette quiétude, cette sérénité-là, mais j'ai confiance que la décision actuelle va être maintenue, témoigne le conseiller municipal Sébastien Bolduc.

Yvan Dubé, lui, reconnaît le droit de la compagnie de contester la décision, mais il promet de poursuivre la bataille avec ses voisins

Sébastien Bolduc en entrevue à l'extérieur en hiver.

Sébastien Bolduc, conseiller municipal de Sacré-Coeur, Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Il indique ne pas vouloir de la pollution atmosphérique, du bruit, et du camionnage fréquent qu’il associe au projet.

Ni la compagnie Sintra, ni l'avocat qui la représente n'ont retourné les appels de Radio-Canada.

Avec les informations de Denis Leduc

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