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Un ex-donateur d'UNIS estime avoir été trompé par l'organisation

Les deux hommes sur une scène lors d'un événement WE DAY.

Les fondateurs d'UNIS (WE Charity), Craig et Marc Kielburger.

Photo : La Presse canadienne / Hannah Yoon

La Presse canadienne

Un homme qui a déjà siégé au conseil consultatif de l'affilié américain d'UNIS (WE Charity) estime que deux groupes différents de donateurs ont recueilli sans le savoir des fonds pour précisément le même bâtiment scolaire au Kenya.

Reed Cowan a témoigné vendredi devant un comité parlementaire qu'il avait commencé à recueillir des fonds pour Free The Children, le nom qui désignait à ce moment l'organisation UNIS, après la mort de son fils Wesley dans un accident à l'âge de quatre ans.

Il a dit qu'il voulait honorer la mémoire de Wesley et transformer sa douleur en quelque chose de constructif, mais a maintenant l'impression qu'on a profané la tombe de son fils.

Il a dit avoir découvert qu'une plaque sur un bâtiment scolaire qui portait autrefois le nom de Wesley porte maintenant le nom d'un autre donateur d'UNIS.

J'ai vu que la plaque avec le nom de Wesley et sa devise ne figurait plus sur le bâtiment de l'école que nous avions ouverte, a affirmé M. Cowan.

L'un des noms actuellement inscrits sur la plaque est la Fondation Howie Stillman, a-t-il indiqué.

Sur le site web de la fondation, il a trouvé une vidéo d'une célébration de lancement, où ils ont ouvert le même bâtiment moins de deux semaines avant notre arrivée.

Nous sommes allés au Kenya en pensant que nous ouvrions ce bâtiment pour Wesley, a-t-il dit. La cérémonie a été reproduite pour nous, même personnes, mêmes chansons, tout pareil, avec des plaques différentes.

Pour M. Cowan, le fait de savoir qu'il y aurait la construction d'une école en particulier était important. Il a affirmé que Roxanne Joyal, l'épouse du fondateur d'UNIS Marc Kielburger et l'actuel PDG de sa filiale à but lucratif ME to WE, lui a dit qu'il s'agirait de l'école de Wesley.

Quand vous donnez de l'argent à une organisation dans un autre continent, vous vous demandez si c'est réel, puis je mets la main sur la brique et ça l'est, a-t-il dit au comité.

Il a confié que penser aux enfants kényans qui étudiaient à l'école l'aidait à faire face à la perte de son fils. Cela me permet de surmonter beaucoup de nuits, a déclaré M. Cowan au comité.

« Où est allé l'argent? »

L'argent recueilli par le groupe de M. Cowan, la Wesley Smiles Coalition, a été accordé directement à UNIS.

M. Cowan a dit croire que cela avait permis de recueillir directement des centaines de milliers de dollars et que ses efforts pour les organisations, notamment en prenant la parole un peu partout aux États-Unis, pourraient avoir contribué à amasser des millions de dollars.

Maintenant, il veut savoir où l'argent est allé.

J'ai demandé à plusieurs reprises des relevés comptables de toutes les sommes amassées liées à l'héritage de Wesley Cowan et, à ce jour, je n'ai pas reçu ces relevés, a-t-il déclaré au comité. J'aimerais bien les voir.

Dans un courriel, l'organisation UNIS a déclaré qu'elle travaillait pour donner à M. Cowan les informations qu'il avait demandées.

UNIS a affirmé que M. Cowan avait mal compris ce qui se passait dans la vidéo qu'il avait vue et qu'il s'agissait d'une cérémonie de bienvenue à l'école inachevée pour les volontaires qui arrivaient pour aider à la construire.

Il n'y a eu qu'une seule cérémonie d'ouverture de l'école et c'était pour M. Cowan, a déclaré l'organisation dans un message par courriel ne portant pas de signature.

UNIS a soutenu que deux des quatre bâtiments scolaires financés par M. Cowan comportaient des plaques avec le nom de Wesley. L'une d'elles a été enlevée en 2009 et nous regrettons de ne pas avoir par inadvertance averti M. Cowan, a indiqué l'organisation, ajoutant que la plaque avait maintenant été remise à sa place.

UNIS a dit que la Fondation Howie Stillman a financé d'autres programmes dans la communauté, y compris un programme d'eau potable.

L'organisme a affirmé que ses projets au Kenya avaient été examinés par le juricomptable Al Rosen, qui a confirmé que des projets tels que les bâtiments scolaires n'avaient pas été comptabilisés en double.

UNIS avait précédemment déclaré que cet examen avait été commandé par la Fondation Howie Stillman.

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