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Réouverture des cinémas : « On ne s’attendait pas à un engouement aussi rapide. »

Des clients dans un cinéma.

Des cinéphiles achètent des billets au cinéma Le Clap.

Photo : Radio-Canada / Claudia Genel

Robin Plamondon, PDG et co-propriétaire du cinéma Le Clap à Québec, a constaté vendredi un fort engouement pour l'achat de billets lors de cette troisième ouverture en moins d’un an et demi des salles obscures, après une fermeture pour endiguer la hausse des cas de COVID-19.

On commence à avoir une certaine routine d’ouverture, lance-t-il en riant.

Il est satisfait de la tournure de cette troisième ouverture, le public étant au rendez-vous.

On ne s’attendait pas à un engouement aussi rapide, assure-t-il. En 24 heures, au moins 500 billets ont été achetés.

Les gens n’achètent pas un film, ils se font comme une semaine de cinéma. Un même client achète deux ou trois films durant la semaine, détaille M. Plamondon.

Ouvrir à perte

Toutefois, malgré ce retour en force du public et une programmation diversifiée de films d'auteur, de films grand public et de documentaires, il sait qu'il ouvre à perte.

Le couvre-feu lui empêche de proposer des séances au-delà de 19 h 30 et les mesures sanitaires interdisent aux clients de consommer du maïs soufflé par exemple pendant la durée du film. Ils peuvent toutefois se procurer de la nourriture et des boissons dans le cinéma, mais doivent les consommer dehors ou une fois rendu chez eux.

Les opérations de cinéma ne sont plus compatibles sans la restauration, explique le PDG. Sans ces opérations, on ne peut pas être rentables.

En fait, la restauration permet de maintenir le prix du billet selon lui. On reste la sortie culturelle la plus abordable grâce à ça, poursuit-il.

Une salle du cinéma Le Clap à Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À peine ouvert, le cinéma Le Clap à Québec a vendu 500 billets.

Photo : Radio-Canada / Claudia Genel

On essaie de maximiser le nombre de représentations, précise M. Plamondon. On peut accueillir entre 20 et 120 personnes dans les salles.

La semaine de relâche sera de ce point de vue plus avantageuse, car les membres d'une même famille n'ont pas à être séparés par un fauteuil.

Malgré toutes ces contraintes, M. Plamondon a bon espoir. Il croit que l'allègement prochain des mesures sanitaires pourrait l'aider à traverser la crise.

Et puis, il lui tardait de retrouver ses clients. Nos clients étaient très tannés, ils avaient hâte de sortir et de se déconfiner un peu.

Des cinéphiles satisfaits

Le cinéma a beaucoup manqué à Carole Bélanger. Je suis la première à entrer dans une salle, je suis très contente, affirme-t-elle.

Pour moi aujourd’hui, c’est le bonheur, raconte Rita Poulin. Ce matin, je suis allée nager parce que les piscines rouvraient aussi et me voilà au cinéma, j’ai l’impression de revivre.

Le cinéma m’a manqué. C’est un loisir que j’aime et je ne voulais pas rater l'occasion, confie aussi Diane Petitclerc.

Avec les informations de Claudia Genel

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