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L'aéroport international de Vancouver sommé de gazouiller aussi en français

Craig Richmond, le PDG de l'aéroport de Vancouver, et une femme prêt à faire une conférence de presse.

L'aéroport de Vancouver (YVR) est l'un des quatre aéroports internationaux du Canada a recevoir des vols internationaux durant la pandémie de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Le Commissariat aux langues officielles du Canada donne 18 mois à l'administration aéroportuaire de Vancouver (AAV) pour rendre ses comptes de réseaux sociaux bilingues. La décision est tombée à la suite d'une plainte déposée en 2019.

Il y a deux ans, une personne a déposé une plainte au Commissariat aux langues officielles alléguant que l'aéroport international de Vancouver publiait ses gazouillis sur son compte Twitter uniquement en anglais. Le compte @yvrairport a été donc été scruté au cours de l'enquête qui a suivi.

Cette enquête s'est attardée sur la partie IV de la Loi sur les langues officielles, en particulier sur les articles 22, 23 et 27 qui énoncent les obligations des institutions fédérales d'offrir des services au public canadien et aux voyageurs dans les deux langues officielles, à savoir l'anglais et le français.

L'aéroport international de Vancouver en faute

Dans son rapport final d'enquête, le commissaire Raymond Théberge a statué que l'Administration de l'aéroport de Vancouver n’a pas respecté les obligations linguistiques prévues à la partie IV de la Loi et que la plainte est fondée, étant donné que l'institution ne possède qu'un seul compte en anglais.

Selon le Commissariat, l’AAV est soumise notamment aux dispositions de l’article 22, qui oblige l’institution à offrir ses services et à communiquer avec le public dans les deux langues officielles, et ce, en tout temps.

Un passager poussant un chariot à bagages à l'extérieur de l'aéroport.

En 2019, l'aéroport international de Vancouver a enregistré un record de plus de 26 millions de passagers. Un volume qui se situera entre 8 et 15 millions pour les trois prochaines années, a estimé, l'administration aéroportuaire en mai 2020.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Dans son rapport M. Théberge note que puisque les communications publiques d’une institution fédérale faites par l’entremise d’un compte Twitter sont accessibles à tous les membres du public, la distinction entre les destinataires visés par les communications n’est pas pertinente.

L'Administration aéroportuaire de Vancouver croyait que comme ses communications sur les réseaux sociaux visent un public plus large que le public voyageur, elle n'était pas obligée de les publier dans les deux langues officielles, lit-on dans le rapport de quatre pages.

18 mois pour se conformer à la Loi

L'Administration aéroportuaire de Vancouver n'est pas d'accord avec l'application de l'article 22 dans ce cas-ci, mais elle s'est engagée à communiquer et à offrir des services tant en français qu'en anglais. Néanmoins, elle souligne l'investissement considérable, en temps et en ressources, que requiert une telle entreprise.

Par conséquent, l'institution se voit accorder 18 mois pour exécuter la recommandation de Raymond Théberge.

Le Commissariat aux Langues officielles attend de l'AAV qu'elle prenne toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que le contenu produit et publié sur le compte Twitter @yvrairport soit publié simultanément et dans une qualité égale dans les deux langues officielles. Il assure qu'il veillera au grain avec un suivi.

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