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Analyse

Vaccins : le retour du balancier pour Justin Trudeau

Un homme se fait vacciner.

Allan Pasutto, 86 ans, a reçu son vaccin à Red Deer, en Alberta.

Photo : Services de santé Alberta

Les nouvelles sur les vaccins se suivent, mais ne se ressemblent pas pour le gouvernement libéral de Justin Trudeau. Le pendule passe de gauche à droite. Une semaine, les livraisons sont annulées. L’autre semaine, les cargaisons semblent se multiplier.

Au début du mois, le Canada prévoyait de recevoir 80 millions de doses d’ici septembre. Ce sont 107 millions de vaccins qui sont maintenant attendus. Un chiffre qui pourrait continuer à augmenter au fur et à mesure que d’autres vaccins candidats sont approuvés, comme ce fut le cas vendredi avec AstraZeneca et Covishield.

L’augmentation de la cadence vaccinale enlève un poids des épaules de Justin Trudeau.

Son gouvernement libéral n’a pas eu un mois de février facile en raison des problèmes liés aux vaccins. Les retards de livraison de Moderna et de Pfizer ont été soulignés à gros traits rouges, tous les jours, par les partis d’opposition. Par les provinces aussi, qui avaient des patients aux manches roulées, des infirmières seringues en main, mais des frigos vides de vaccins.

C’était de bonne guerre et c’était le bon moment pour les adversaires du gouvernement d’en profiter, les libéraux étant dans une période vulnérable.

Mais avec l’accélération des livraisons, le début de la vaccination de masse dans certaines provinces et l’approbation de nouveaux vaccins candidats, on sent que la grogne politique se calme, sensiblement au même rythme que l’anxiété vaccinale diminue dans la population en général.

Les partis d’opposition ont quand même quelques clous à taper s’ils le souhaitent. Par exemple, Ottawa n’a pas réussi à convaincre Washington de partager sa production de vaccins lors du sommet Trudeau-Biden cette semaine. En fait, la question n’a même pas été soulevée lors de la rencontre. Le Canada savait déjà qu’il allait recevoir un non catégorique, du moins tant que tous les Américains n’ont pas été vaccinés.

N’empêche, Justin Trudeau doit maintenant souhaiter que ces nouvelles approbations et ces nouvelles cargaisons n’arrivent pas, comme dans les semaines passées, avec leur lot de retard. D’ailleurs, AstraZeneca indique déjà qu’elle devra réduire ses livraisons vers l’Europe pour le prochain trimestre.

Plus les caisses de vaccins entrent au pays, plus la pression diminue sur les épaules d’Ottawa et se transfère sur le dos des provinces. Si les vaccins sont livrés à temps et en quantité suffisante, ce sera alors aux provinces de montrer qu’elles sont capables d’exécuter la vaccination sans anicroche, sinon, ce seront elles qui seront la cible de l’insatisfaction du public.

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