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Le vaccin de Johnson & Johnson recommandé aux États-Unis par un comité d'experts

La dame, qui porte un masque avec une image de Betty Boop, reçoit son vaccin sur l'épaule.

Gwynn Green, 86 ans, reçoit une première dose de vaccin à l'hôpital communautaire Martin Luther King Jr, à Los Angeles, en Californie.

Photo : Getty Images / Mario Tama

Agence France-Presse

Un comité d'experts a recommandé vendredi la mise sur le marché du vaccin de Johnson & Johnson aux États-Unis, ouvrant ainsi la voie à la distribution imminente de plusieurs millions de doses d'un troisième vaccin contre la COVID-19 dans le pays.

Les membres du comité d'experts, une vingtaine de scientifiques indépendants, ont tous estimé, par vote, que les bénéfices du vaccin pour les personnes âgées de 18 ans et plus l'emportaient sur les risques de son utilisation.

Pour justifier leur décision, plusieurs ont évoqué la course contre le temps induite par la pandémie, le manque de doses de vaccins déjà autorisés immédiatement disponibles et l'apparition de nouveaux variants.

Le vaccin Johnson & Johnson présente deux avantages logistiques importants : il ne s'administre qu'en une seule dose et peut être stocké à des températures de réfrigérateur.

Le feu vert final devra maintenant être donné par l'Agence américaine des médicaments, la FDA. L'autorisation conditionnelle du vaccin de Johnson & Johnson fait en réalité peu de doute, la FDA ayant elle-même rendu publique toute une série de documents plus tôt cette semaine dans lesquels elle a confirmé l'efficacité du vaccin.

Au Canada, un troisième vaccin a été autorisé vendredi, celui du géant pharmaceutique AstraZeneca, déjà largement utilisé à travers le monde.

Ce vaccin à vecteur viral, mis au point par l'Université d'Oxford au Royaume-Uni et le géant pharmaceutique anglo-suédois, a connu des déboires ces dernières semaines, son efficacité n'ayant pas été jugée suffisamment probante pour les personnes âgées de plus de 65 ans et dans les pays où les variants circulent.

De son côté, l'Autriche étudie la possibilité d'importer le vaccin russe Spoutnik V, déjà utilisé en Hongrie. La formule russe attend toujours le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA) avant d'être éventuellement proposée dans l'ensemble des 27 pays membres de l'Union européenne.

D'abord accueilli avec scepticisme, Spoutnik V a depuis convaincu les experts de son efficacité. La revue médicale spécialisée The Lancet a publié des résultats selon lesquels il est efficace à 91,6 %.

En Asie, Hong Kong et la Corée du Sud ont donné vendredi le coup d'envoi de leurs campagnes de vaccination. La Corée du Sud prévoit de vacciner dans les sept prochains mois 70 % de sa population, tandis qu'Hong Kong espère que l'ensemble des adultes seront vaccinés avant la fin de l'année.

Contrer les inégalités

Pour tenter de contrecarrer les inégalités entre les pays flagrantes depuis le début de la campagne de vaccination contre la COVID-19, l'ONU a adopté vendredi à l'unanimité une résolution exigeant l'équité dans l'accès aux vaccins.

Cette résolution, qui appelle aussi à la solidarité et à des cessez-le-feu dans le monde pour mieux lutter contre le virus et procéder aux vaccinations, a été coparrainée par l'ensemble des 15 membres du Conseil de sécurité, un fait rare.

Reste à savoir si cet appel sera entendu et débouchera sur des mesures concrètes. Plus de 200 millions de doses de vaccin ont pour l'instant été administrées dans le monde, mais leur répartition a été inégale entre des nations riches qui se taillent la part du lion et des États pauvres qui patientent.

Quelque 45 % des injections ont été réalisées dans les pays riches du G7, qui n'hébergent que 10 % de la population mondiale.

Toujours des confinements

Après une forte hausse des infections, le gouvernement tchèque a déclaré vendredi soir un confinement partiel à partir du 1er mars, le taux de contamination par la COVID-19 par habitant en République tchèque étant le plus élevé du monde.

Les Tchèques auront interdiction de se déplacer en dehors des départements de leurs lieux de résidence et devront porter des masques à l'extérieur dans les zones habitées et sur les lieux de travail.

La France attend avec résignation un éventuel reconfinement sur une partie de son territoire pour lutter contre la pandémie, tandis que le gouvernement a réaffirmé sa volonté de prendre son temps face aux enjeux économiques et sociaux d'une telle décision.

Une partie du littoral méditerranéen de la Côte d'Azur, autour de Nice, et l'agglomération de Dunkerque, sur la mer du Nord, vont déjà être confinés en fin de semaine et la suivante.

La pandémie a fait plus de 2,5 millions de morts dans le monde depuis décembre 2019. Plus de 112,9 millions de cas de contamination ont été diagnostiqués.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé, avec plus de 508 000 morts, devant le Brésil (251 000), le Mexique (184 000), l'Inde (157 000) et le Royaume-Uni (122 000).

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