•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Winnipeg commande un rapport pour un centre de consommation supervisée de drogues

Une seringue dans un pot de fleurs à Winnipeg.

Depuis le début de la pandémie, le nombre d’appels au 911 reliés à la consommation d’une substance ou à une surdose croît d’un mois à l’autre, selon le Service d’incendie et de soins paramédicaux de Winnipeg en juillet 2020.

Photo : Radio-Canada / Bert Savard

Radio-Canada

Les conseillers municipaux de Winnipeg ont voté jeudi en faveur d’une étude de faisabilité pour examiner les avantages d’un centre de consommation supervisée de drogues à Winnipeg. Le personnel de la Ville a 120 jours pour rendre un rapport sur cette question.

Les fonctionnaires de la Ville ont 120 jours pour rendre un rapport sur le projet.

La motion relative à l'étude avait été déposée en janvier dernier par les conseillères municipales Cindy Gilroy et Sherri Rollins.

Les conseillers municipaux John Orlikow (River Heights-Fort Garry), Markus Chambers (Saint-Norbert-Rivière Seine), Ross Eadie (Mynarski), Cindy Gilroy (Daniel McIntyre), Brian Mayes (Saint-Vital), Sherri Rollins (Fort Rouge-East Fort Garry), Jason Schreyer (Elmwood-East Kildonan) et Vivian Santos (Point Douglas) ont voté en faveur du texte.

Dans le camp des conseillers municipaux opposés à la motion, on retrouve Kevin Klein (Charleswood-Tuxedo-Westwood), Jeff Browaty (North Kildonan), Janice Lukes (Waverley West), Shawn Nason (Transcona), Scott Gillingham (St-James) et Devi Sharma (Old Kildonan).

Lors du dépôt de cette motion en janvier, le maire de Winnipeg, Brian Bowman, n’avait pas clairement apporté son soutien à un tel établissement à Winnipeg. Jeudi, il a appuyé l’initiative.

J’ai rencontré trop de familles, j’ai rencontré trop de parents qui ont perdu des êtres chers à cause de la dépendance, et cela m’oblige à essayer d’agir, a-t-il-lancé.

Un centre de consommation supervisée de drogues est un établissement sous surveillance médicale conçu pour offrir un environnement sanitaire dans lequel les personnes peuvent consommer des drogues récréatives illicites. Il vise à prévenir les surdoses et la propagation d’infections comme le VIH.

Appel à plus de soutien de la province

Brian Bowman se dit toutefois déçu que la province n’ait pas joué un plus grand rôle, alors que cette crise est un problème de santé publique.

J’espère que la discussion d’aujourd’hui suscitera d’autres discussions au niveau du gouvernement du Manitoba.

Une citation de :Brian Bowman, maire de Winnipeg

Avant de procéder au vote jeudi, les élus municipaux ont débattu pour savoir quelles répercussions auraient ce centre sur la crise croissante de consommation de drogues dures et de surdoses à Winnipeg.

Une grande partie du débat entre les conseillers municipaux portait sur les raisons pour lesquelles la Ville devrait s’engager dans cette voie, alors que la santé est une compétence provinciale.

La conseillère de Waverley West, Janice Lukes, qui a voté contre, a par exemple déclaré que la province devrait prendre l’initiative de créer un centre de consommation supervisée à Winnipeg.

Je ne vais pas débattre des avantages ou des inconvénients des centres de consommation supervisée, tout comme je ne vais pas débattre des avantages ou des inconvénients des centres de cancérologie ou de dialyse ou d’autres aspects des soins de santé, parce que les soins de santé sont de compétence provinciale, a-t-elle affirmé.

Interrogé à ce sujet à la fin du mois de janvier, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a déclaré qu’il ne pensait pas qu’un tel projet était une priorité par rapport à d’autres mesures de prévention.

Avec les informations de Sarah Petz et Jonathan Ventura.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !