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Plus aucun guichet de Desjardins à Saint-Henri-de-Taillon et Lamarche après le 5 mars

Une affiche de Desjardins sur un mur extérieur.

Après la fermeture du Centre de services de Saint-Henri-de-Taillon, il ne restera plus aucun guichet de Desjardins dans la petite municipalité.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Cinq centres de services de la Caisse populaire Desjardins d'Alma situés dans le secteur Nord de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est fermeront leurs portes le 5 mars. Par la suite, trois municipalités conserveront un guichet automatique, mais ce ne sera pas le cas pour Saint-Henri-de-Taillon et Lamarche.

Selon les données fournies par Desjardins, 98 % des transactions faites à la Caisse d'Alma en 2019 ont été réalisées ailleurs qu'aux comptoirs caissiers.

La première motivation, c'est vraiment l'utilisation qui est faite par les membres. Le deuxième niveau, je vous dirais que c'est Desjardins qui est la seule institution financière qui autorise un seul employé avec de l'argent. Ici, on avait un enjeu de sécurité pour nos employés, a justifié Maxime Tremblay, président de la Caisse populaire Desjardins d'Alma.

Entre 20 et 40 personnes utilisent exclusivement les centres de services concernés. Desjardins assure que ces membres ont été accompagnés dans la transition.

On est très au courant que nos membres sont impactés par ces décisions. Desjardins ne laisse jamais tomber les gens. On a contacté chacun des utilisateurs de ces centres pour voir avec eux des solutions d'automatisation de paiements ou certaines choses comme ça, pour qu'ils puissent continuer à faire leurs transactions, a assuré Maxime Tremblay.

Un comité se mobilise

À Saint-Henri-de-Taillon, des citoyens réclament un guichet automatique pour combler la perte du centre de services ouvert deux heures et demie par semaine. Pour Diane Ouellet-Gilbert, membre du Comité services de proximité de Saint-Henri-de-Taillon, c'est une question d'équité et de justice sociale. On ne veut pas plus, on ne veut pas moins non plus. Ça serait important de répondre à ce besoin-là. C'est un système parallèle qui va faire notre affaire. On l'a vécu, notre bureau de poste est parti, on est resté avec un petit comptoir très minime. Mais au moins, il est resté une parcelle. Là, il ne reste plus rien, a-t-elle déploré. Des citoyens seront d'ailleurs présents mercredi pour procéder à une dernière transaction symbolique.

Ces fermetures préoccupent notamment le directeur général du Réseau FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean-Ungava, Patrice Saint-Pierre. L'accessibilité aux technologies, maintenant, fait en sorte qu'il y a de plus en plus d'aînés qui utilisent les services technologiques. Ce qui est un fait, mais on a encore une grande partie de la clientèle qui désire avoir des service de proximité et de pouvoir bénéficier de la présence d'un service tout près de chez eux. Ce qui me préoccupe et préoccupe notre organisation, c'est aussi la dévitalisation des milieux, s'est-il aussi inquiété.

D'après un reportage d'Annie-Claude Brisson

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