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Le sport universitaire a besoin d'oxygène, plaident des athlètes du Rouge et Or

Deux athlètes discutent sur un terrain synthétique déneigé.

Alexis Pelchat-Foley et Anne-Frédérique Simard s'inquiètent des résultats alarmants d'un sondage qu'ils ont mené auprès de 400 autres étudiants-athlètes du Rouge et Or.

Photo : Radio-Canada

Deux étudiants-athlètes du Rouge et Or interpellent le gouvernement Legault pour un plus grand assouplissement des restrictions concernant le sport. Les athlètes universitaires ont été oubliés ces derniers mois et la situation est alarmante, disent-ils.

Alexis Pelchat-Foley, de l’équipe de football, et Anne-Frédérique Simard, de l’équipe de rugby, ont récemment sondé quelque 400 autres étudiants-athlètes du Rouge et Or sur leur santé mentale, leur motivation à l’école et leur opinion sur les restrictions présentement en vigueur. Les résultats sont très inquiétants, expliquent-ils.

Il faut qu’il se passe quelque chose, lance Pelchat-Foley, un joueur de ligne défensive.

Ce dernier dit être en mode solution. Il a travaillé avec la direction de Service des activités sportives de l’université pour que des terrains synthétiques soient déneigés. Depuis vendredi, des entraînements extérieurs en groupe de huit sont permis par la santé publique. Il faudra toutefois rapidement un peu plus d'ouverture, argue-t-il.

Vous voyez, on est prêt à s’entraîner à -20 dehors avec de la neige. On va prendre ce qu’on nous donne.

Les athlètes universitaires oubliés?

Lors de l’instauration du couvre-feu en janvier, le gouvernement a accordé des exceptions aux programmes sports-études au secondaire qui ont pu continuer à s’entraîner dans des infrastructures intérieures en demeurant en bulle-classe. Quelques athlètes d’excellence identifiés par l’Institut national du sport du Québec ont également pu continuer à fréquenter les installations du PEPS.

On est très content pour eux, mais on pense que les athlètes universitaires, on a comme été oubliés là-dedans, pointe Anne-Frédérique Simard. On a été patients. On a essayé d’être créatifs, mais là ça fait bientôt un an qu’on est privés de notre sport.

Le joueur de football du Rouge et Or Dan Basambombo en entraînement en 2018.

Un entraînement des joueurs de football du Rouge et Or en 2018 (archives)

Photo : Radio-Canada / André-Pier Bérubé

L’idée n’est pas de jouer des parties ou d‘être prêt à performer au plus haut niveau, poursuit Alexis Pelchat-Foley. Seulement de souffler un peu, comme les jeunes en sport-études.

On s’entraîne pour essayer de ne pas tout perdre. On s’entraîne pour la santé mentale. Ce qu’on aimerait, c’est qu’il y ait des actions concrètes pour un retour graduel à l’entraînement à l’intérieur avec des protocoles de manière encadrée et vigilante.

Des entraîneurs inquiets

Responsable du programme d’excellence Rouge et Or, Jean-Noël Corriveau est bien conscient que les étudiants-athlètes traversent des temps difficiles. On fait tout ce qu’on peut pour les soutenir, mais effectivement, ça fait un an et ils commencent vraiment à être découragés.

L'Université n’a pas de pouvoir quant aux directives émises par le gouvernement ou la santé publique. Il faut s’y plier. L’équipe du PEPS sera toutefois prête à rouvrir les installations rapidement aux athlètes du Rouge et Or en respectant des mesures sanitaires strictes dès que le feu vert sera donné, assure-t-il.

D’ici là, toutefois, les entraîneurs partagent les inquiétudes des athlètes. Ils nous disent qu’il y a un essoufflement. Des entraînements sur Zoom, ça a une limite quand ça fait un an que tu tiens ça à bout de bras, relate-t-il.

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