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Début longtemps attendu de l'audience pour extradition de Meng Wanzhou

Meng Wanzhou.

Meng Wanzhou, sortant de sa résidence, se dirige vers le palais de justice de Vancouver, le 26 octobre 2020.

Photo : Ben Nelms/CBC

Plus de deux ans après son arrestation, l'audience d'extradition de Meng Wanzhou débutera ce matin devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique, à Vancouver. Au cours des deux dernières années, de nombreuses audiences ont eu lieu pour débattre de divers points en préparation pour la cause qui sera présentée au cours des prochaines semaines.

La directrice financière de l'entreprise Huawei est assignée à résidence à Vancouver depuis son arrestation à l'aéroport de Vancouver, le 1er décembre 2018, à la demande des États-Unis.

La fille du fondateur de Huawei est accusée d'avoir tenté de contourner l'embargo américain contre l'Iran en donnant de fausses informations à la banque américaine HSBC à Hong Kong en août 2013.

Meng Wanzhou, vue d'une caméra de surveillance de l'aéroport.

Meng Wanzhou a son arrivée à l'aéroport de Vancouver, le 1er décembre 2018.

Photo : B.C. Supreme Court

Le rôle de Donald Trump

La première semaine d'audiences devrait être consacrée au rôle de l'ancien président américain Donald Trump dans l'affaire Huawei.

Selon l'équipe juridique de Meng Wanzhou, les commentaires de Donald Trump, selon lesquels l'arrestation de Meng Wanzhou était une bonne chose pour les négociations commerciales avec la Chine et qu'il comptait intervenir dans l'affaire, sont suffisants pour annuler la procédure d'extradition qui la vise.

La couronne a récemment soutenu que cet argument n'est plus valable, puisque M. Trump n'est plus en poste et qu'il n'a plus aucune autorité pour intervenir.

Une défense sur quatre fronts

Les avocats de Meng Wanzhou développeront aussi trois autres grands arguments, qui tenteront tous d'établir que leur cliente est victime d'un abus du système judiciaire.

Ils prétendent notamment que les droits de Mme Wanzhou ont été violés lors de son arrestation. Cet argument a fait l'objet d'audiences à Vancouver en novembre et en décembre 2020.

Ils vont aussi plaider devant la juge Heather Holmes que les États-Unis outrepassent leur juridiction en voulant poursuivre une résidente d'un pays étranger pour des faits qui se sont déroulés à Hong Kong.

Ils vont enfin chercher à démontrer que les États-Unis ont menti à leurs partenaires canadiens à propos de l'importance de cette affaire.

Meng Wanzhou arrivant au palais de justice.

La directrice financière de Huawei se rend à la Cour suprême de la Colombie-Britannique en décembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Meng Wanzhou a également comparu en janvier 2021, pour demander un allégement de ses conditions de détention.

De 23 h à 6 h, un couvre-feu l’oblige à rester dans sa résidence du quartier huppé de Shaughnessy, à Vancouver, une maison dont la valeur est estimée à plus de 13 millions de dollars. Elle doit également porter un bracelet électronique. Cette demande a été refusée par la Cour suprême.

Les audiences sur l’extradition de la directrice financière devraient se conclure d’ici la mi-mai, après quoi le juge déterminera si Meng Wanzhou devra se soumettre à un procès aux États-Unis.

Le ministre fédéral de la Justice aura toutefois le dernier mot en ce qui concerne l’extradition de la femme d’affaires.

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