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La ministre Marie-Eve Proulx derrière le projet éolien de l’Alliance de l’Est

Deux éoliennes du parc éolien Nicolas-Rioux.

L'Alliance de l'Est est déjà copropriétaire du parc éolien Nicolas-Riou, dont les retombées sont versées à tous les partenaire chaque année (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Radio-Canada

Pour la ministre du Développement économique régional, Marie-Eve Proulx, le projet de parc éolien porté par l'Alliance de l'Est devrait être le prochain à voir le jour après celui d’Apuiat.

Elle l'a indiqué lors d'une entrevue diffusée vendredi à l'émission Même fréquence.

L’annonce du lancement du projet Apuiat, au début du mois de février, a relancé les discussions autour de la construction de nouveaux parcs éoliens, dont celui de l’Alliance de l’Est qui avait été déposé à Québec à l'été 2020.

Il s'agit d'un mégaprojet de près de 2,4 milliards de dollars. Le plus gros de l'histoire de la région, plus imposant en fait que la cimenterie de Port-Daniel.

Il représenterait à lui seul 30 % de toute la production d'énergie éolienne actuelle du Québec avec ses 1200 mégawatts. En guise de comparaison, le plus puissant parc éolien du Québec, celui du Lac-Alfred dans La Matapédia, génère 300 mégawatts.

Les retombées économiques de ce projet seraient d’autant plus importantes que les municipalités et MRC de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent ainsi que la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk [autrefois appelée Première nation Malécite Viger] sont les porteurs et investisseurs du projet. Les citoyens seraient actionnaires à 50 % du projet.

Retombées potentielles du projet pendant 25 ans :

  • 2,3 M$ par année pour chaque MRC du Bas-Saint-Laurent;
  • 2,3 M$ par année pour la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk;
  • 1,9 M$ par année pour chaque MRC de la Gaspésie
  • 1,9 M$ par année pour les MRC de L'Islet et de Montmagny

Source : Michel Lagacé, président de la Régie intermunicipale de l'énergie du Bas-Saint-Laurent

Outre les bénéfices que rapporterait la construction du parc, les communautés pourront en tirer avantage tout au long de son exploitation comme c’est déjà le cas, notamment pour le parc Nicolas-Riou et Roncevaux, dont l’Alliance est copropriétaire.

L'Alliance de l'Est serait promoteur de ce mégaprojet avec une entreprise privée dont le nom n’a pas été révélé.

Des éoliennes sur un terrain enneigé

Des éoliennes du parc Nicolas-Riou, situé dans la MRC des Basques (archives)

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

L’implication des communautés est d’ailleurs un élément positif du projet, observe la ministre Marie-Eve Proulx.

Elle rappelle que l'Alliance de l'Est se positionne très bien et que les coûts des projets éoliens se comparent désormais avantageusement avec ceux de l’hydroélectricité. Le projet, dit-elle, a déjà été discuté plusieurs fois au conseil des ministres.

Les étoiles s'alignent pour l'Alliance de l'Est

C’est très agréable d’entendre Mme Proulx exprimer son appui sur la place publique, souligne le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup et président de la Régie intermunicipale de l'énergie du Bas-Saint-Laurent, Michel Lagacé.

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé (archives)

Photo : Radio-Canada

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts et président de la Régie intermunicipale de l'énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Simon Deschênes, ne cache pas non plus son enthousiasme.

C’est très emballant et motivant! Nous sommes sur un nuage depuis le colloque de l’Association québécoise de la  production d'énergie renouvelable (AQPER), commente-t-il.

Pour lui, la nomination du ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, comme ministre délégué de la Gaspésie est de bon augure. Avec le changement de perception du gouvernement et d’Hydro-Québec face à l’éolien, on est dans un momentum, estime-t-il.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes. Derrière lui, une ancre de bateau, le fleuve et un navire de marchandise au large.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Simon Deschênes ne donne pas de détails sur les intentions de l’Alliance quant à savoir si elle compte demander un contrat de gré-à-gré comme dans le cas du projet Apuiat, sur la Côte-Nord.

C’est difficile d’amener ça sur la place publique et de dire ce qu’on veut concrètement, dit-il. Il y a des discussions corsées et on ne veut pas mettre de pression indue sur le gouvernement. On sait maintenant que le projet a suscité de l'intérêt au conseil des ministres dans une perspective de relance économique.

C’est sûr qu’on souhaiterait une forme de gré-à-gré, c’est souvent un canal plus facilitant, mais on n’est pas fermés à des appels d’offres.

Une citation de :Simon Deschênes, maire de Sainte-Anne-des-Monts et président de la Régie intermunicipale de l'énergie Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

M. Deschênes rappelle qu’il y a eu des projets de relance pour après la pandémie de COVID-19 déposés dans chacune des régions du Québec et que la Gaspésie en a fait une priorité régionale. On va voir de quelle manière le gouvernement veut vraiment implanter le projet des 1200 mégawatts, ajoute-t-il.

En 2014, on est allés sur des appels d’offres, rappelle Michel Lagacé. Ce qui était immuable, c’était la présence de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent. Nos promoteurs privés se sont fait compétition et on est allés chercher un très bon prix.

Est-ce que ça va être encore la recette privilégiée par le gouvernement du Québec et Hydro-Québec? Peut-être, mais, dans tous les cas, il faut aller chercher les meilleurs prix possibles pour les Québécois.

M. Lagacé affirme aussi que 50 % des revenus du projet profiteraient aux 300 000 citoyens du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des MRC de l’Islet et de Montmagny, alors que dans les projets conventionnels, ce sont des compagnies privées qui empochent tous les profits.

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