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Archives

Mars 1971, une « tempête du siècle » dont se souviennent les Canadiens

Une voiture ensevelie sous a neige lors de la tempête du 3 au 5 mars 1971

L'est du Canada a essuyé, entre les 3 et 5 mars 1971, la tempête dite du siècle.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Entre le 3 et le 5 mars 1971, une partie du continent nord-américain, dont le Québec et les provinces de l’Atlantique, subit de plein fouet ce qui a été surnommé la « tempête du siècle ». Replongeons dans les souvenirs de cet événement météorologique exceptionnel.

Une tempête qui paralyse

C’est la pire tempête et nous avons beaucoup de difficulté à faire le déblaiement des routes à cause de la densification de la neige, mais surtout à cause du vent. Les rafales accumulent des bancs de neige partout sur les routes…

Une citation de :Bernard Pinard, ministre de la Voirie du Québec, mars 1971

Au début de mars 1971, une tempête de neige exceptionnelle s’abat sur l'est du Canada, notamment au Québec et dans les provinces de l’Atlantique.

Montage d'archives, tempête de mars 1971

Notre montage d’archives témoigne de cet événement météorologique et nous donne un nouvel éclairage sur son impact.

D’autres tempêtes avaient laissé plus de neige que celle de mars 1971. Mais en quelques heures seulement, Montréal recevait 43 centimètres de neige qui s’additionnaient à une couverture déjà abondante, qui atteignait 56 centimètres.

Cette tempête générait aussi des vents qui soufflaient jusqu’à 110 kilomètres et qui formaient d’importants bancs de neige.

Pendant deux jours, à des degrés divers, Montréal et le Québec sont paralysés.

Les écoles, les magasins, les usines doivent fermer. Les transports sont bloqués.

À Montréal, seul le métro fonctionne exceptionnellement toute la journée et est pris d’assaut par la population. Des gens sont forcés de dormir à leurs lieux de travail. Des motoneigistes viennent à leur secours en leur apportant de la nourriture.

La situation est si grave qu’on déclare l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire québécois. La tempête provoque 30 décès sur son passage, dont 17 dans la seule région de Montréal.

Des souvenirs indélébiles

Un tel phénomène météorologique laisse des traces dans la mémoire de celles et de ceux qui l’ont vécu.

Téléjournal 18h, 4 mars 2011

Au Téléjournal 18 h du 4 mars 2011 qu’anime Christian Latreille, le journaliste Philippe Schnobb présente certains des souvenirs de téléspectateurs.

Tous ceux qui ont envoyé des documents à propos de la tempête de mars 1971 possèdent des anecdotes reliées à des motoneiges.

Les photos montrent aussi des maisons presque enterrées sous la neige.

Une personne se souvient qu’on avait demandé aux enfants de se poster sur les automobiles ensevelies pour que les services de la voirie ne les détruisent pas en déneigeant les rues.

Jocelyne Blouin, météorologue pendant 33 ans au Téléjournal, se souvient aussi de cette tempête.

Quelle histoire, 4 mars 2014

Elle partage ses souvenirs avec l’animatrice Clodine Desrochers de l’émission Quelle histoire, le 4 mars 2014.

Jocelyne Blouin confirme que si cette tempête n’est pas celle qui a laissé le plus de précipitations sur le Québec, elle a eu un impact vraiment considérable.

Les stations radiophoniques ont joué un rôle de relais important pour secourir les gens coincés sur leurs lieux de travail.

C’est le cas de deux employés des services météorologiques d’Environnement Canada immobilisés près de l’aéroport de Dorval et qui avaient épuisé leurs réserves de nourriture d’urgence.

Ils ont appelé une radio pour que des motoneigistes leur apportent quelque chose à manger.

Après les Québécois, ce sont les gens des provinces de l’Atlantique qui ont dû sortir leurs pelles, la tempête ayant terminé sa course dans leur coin de pays.

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