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L'approbation du vaccin AstraZeneca est une bonne nouvelle, selon le Manitoba

Une femme portant un masque et une visière administre un vaccin à une femme âgée.

La Dre Joss Reimer fera le point sur la vaccination au moment où le vaccin d'AstraZeneca est autorisé par Santé Canada.

Photo : La Presse canadienne / JOHN WOODS

La Dre Joss Reimer estime que le vaccin AstraZeneca, autorisé par Santé Canada, facilitera la campagne de vaccination dans la province, car ses conditions de conservation et de transport sont plus faciles que pour les autres vaccins approuvés au Canada.

C’est une étape importante dans notre campagne de vaccination, assure Joss Reimer, médecin en chef du ministère de la Santé et des Aînés et membre du groupe de travail du Manitoba sur la campagne de vaccination contre la COVID-19.

Elle explique que ce vaccin est plus facile à transporter et à conserver.

En effet, contrairement aux vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna, actuellement en circulation au Canada, le médicament élaboré par AstraZeneca et l’Université d’Oxford peut être conservé et transporté dans des réfrigérateurs conventionnels.

Les doses ne sont pas encore là , précise toutefois la Dre Reimer. La santé publique du Manitoba attend encore les détails de Santé Canada sur la quantité de vaccins qu’elle recevra et les délais de livraison.

Par communiqué, la ministre de la Santé et des Soins aux personnes âgées du Manitoba, Heather Stefanson, s’est elle aussi réjouie de cette approbation. Encore faut-il que le vaccin soit expédié au Manitoba, a-t-elle néanmoins déclaré. Nous maintiendrons la pression sur le gouvernement fédéral pour obtenir des précisions au sujet des expéditions à venir.

En conférence de presse vendredi, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que son gouvernement avait conclu une entente pour recevoir 2 millions de doses de la version indienne du vaccin d’AstraZeneca, baptisée CoviShield.

L'entente avec la firme Verity Pharmaceuticals, de Mississauga, prévoit que 500 000 doses de CoviShield seront livrées dans les prochaines semaines, le reste devant arriver dans les prochains mois.

Cela s'ajoute aux 20 millions de doses du vaccin à deux doses d'AstraZeneca que le Canada a déjà achetées et à celles qu'il doit recevoir en plus grâce au mécanisme COVAX.

Un vaccin plus accessible

Joss Reimer ajoute que l’arrivée de ce vaccin permettra à la campagne de vaccination de s’étendre dans les pharmacies ou dans les cabinets des médecins de famille, qui pourront alors aptes à administrer le médicament.

Ce sera comme de se faire vacciner contre la grippe.

Une citation de :Joss Reimer, médecin en chef du ministère de la Santé et des Aînés et membre du groupe de travail du Manitoba sur la campagne de vaccination contre la COVID-19

Dans la journée, le regroupement professionnel Doctors Manitoba se félicitait lui aussi de cette nouvelle.

Cette approbation signifie que les Manitobains sont sur le point d’obtenir le vaccin de leur médecin, un professionnel de la santé de confiance qui connaît le mieux leur état de santé, a déclaré dans un communiqué son président, Cory Baillie.

Des centaines de médecins sont inscrits pour offrir le vaccin. Nous sommes prêts, assure-t-il.

En outre, interrogée sur la difficulté de vacciner les personnes incapables de sortir de chez elles, la Dre Reimer a avoué qu’avec les vaccins actuellement approuvés Pfizer-BioNTeck et Moderna, la vaccination à domicile n’est pas possible.

Mais cela pourrait changer avec le vaccin AstraZeneca qui est plus flexible et permettra un transport de maison en maison, explique-t-elle.

Visitez notre dossier sur les vaccins contre la COVID-19.

Des critères d’admissibilité à préciser

Plusieurs pays européens, dont l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et l'Espagne, ont préféré ne pas recommander l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca pour les 65 ans et plus, en raison d'un manque de données.

Santé Canada, comme l'Agence européenne des médicaments et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), conclut que le vaccin peut être inoculé à des personnes de 65 ans et plus.

De son côté, la Dre Reimer dit qu’il est encore trop tôt pour déterminer qui sera admissible à recevoir le vaccin. Elle attend les recommandations du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI).

Si, au final, nous devons limiter ce vaccin à une population plus jeune, nous devrons déterminer qui est le plus à risque dans cette population, souligne-t-elle.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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