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Twitter veut vous faire payer pour des gazouillis exclusifs

Le logo du réseau social Twitter apparaît sur un écran de téléphone cellulaire.

Twitter planche sur des options pour remplacer la publicité sur sa plateforme.

Photo : AFP / ALASTAIR PIKE

Radio-Canada

Le réseau social Twitter envisage de proposer des services payants à ses adeptes.

Nous explorons des options de financement par le public comme les Super Follows (super abonnements) qui permettront aux créatrices et créateurs d'être soutenus directement par leurs audiences, a expliqué un porte-parole du groupe californien jeudi à l'AFP.

L’outil pourrait donner la possibilité aux fans d'une personnalité de s'abonner à son compte, pour quelques dollars par mois, en échange de contenus exclusifs, de remises sur des produits dérivés, d’infolettres ou encore d'accès à un groupe privé.

Encourager la monétisation

Le réseau des gazouillis, fréquenté quotidiennement par quelque 192 millions de personnes dites monétisables, cherche à convaincre le marché de sa capacité à attirer plus d'utilisateurs et utilisatrices à diversifier ses revenus.

Nous sommes critiqués pour trois raisons : nous sommes lents, nous ne sommes pas innovants et on ne nous fait pas confiance, a déclaré Jack Dorsey, le fondateur du groupe, en discours d'ouverture jeudi.

En réponse, Jack Dorsey a détaillé les efforts de ses équipes ces dernières années, et s'est donné pour objectif d'atteindre les 315 millions d'utilisateurs et utilisatrices monétisables d'ici 2023.

Je pense que Twitter craint d'atteindre un plafond en matière d'utilisateurs et utilisatrices, et donc d'être moins attirant aux yeux des publicitaires, remarque Carolina Milanesi, de Creative Strategies. Et puis s'ils ajoutent trop de publicités, cela peut déplaire aux internautes.

D'où l'intérêt pour le réseau social de se tourner vers le petit mécénat. Ce modèle, largement popularisé par des plateformes comme Patreon, Twitch ou YouTube (Google), où les divers systèmes d'abonnements et de pourboires, combinés parfois avec la publicité, ont permis la création de l'industrie des influenceurs et influenceuses.

Une approche dont le succès est à prouver

Mais un gazouillis ne requiert pas les coûts de production d'une chaîne YouTube, souligne l'analyste.

Selon elle, la valeur ajoutée de Twitter tient plus aux échanges que juste aux personnes elles-mêmes, comme les créateurs et créatrices de contenus ou les pros des jeux vidéo qui diffusent leurs parties en direct.

L'idée des infolettres, en revanche, a retenu son attention. La société a racheté à la fin de janvier une jeune pousse, Revue, spécialisée dans la production de ce type de contenu.

Des personnes pourraient ainsi générer des infolettres plus ou moins automatiquement à partir de leurs gazouillis, contre une rétribution.

Twitter compte aussi sur sa flopée de nouveaux produits pour monétiser de nouveaux espaces, des fleets (ces gazouillis éphémères comme les stories Instagram ou Snapchat) aux salons audio Spaces (sans doute inspirés de l'étoile montante des réseaux sociaux Clubhouse).

#RIPTwitter

Cette annonce a suscité la grogne d’internautes sur Twitter, qui, depuis jeudi, utilisent le mot-dièse #RIPTwitter accompagné de mèmes qui ridiculisent ces changements, réclamant plutôt un bouton pour éditer les gazouillis.

Ce mot-clic avait aussi émergé en 2016 lorsque Twitter avait annoncé laisser tomber le fil d’actualité chronologique pour un algorithme qui affiche les gazouillis selon les intérêts des internautes.

Avec les informations de Agence France-Presse, CNBC, et Forbes

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