•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

François Nadeau : une fringale de fromage devenue fructueuse

François Nadeau devant des meules de fromage.

François Nadeau a fondé la Fromagerie kapuskoise en juillet 2015 à Kapuskasing, où il a grandi.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Le propriétaire de la Fromagerie kapuskoise, située dans le Nord de l’Ontario, s’est lancé dans cette aventure entrepreneuriale un peu par hasard.

Diplômé de l’Université de Hearst en histoire, François Nadeau voulait devenir enseignant. Durant ses études, il avait lancé sa première entreprise de vente de jeux d’échecs. Il offrait également des formations aux nouveaux joueurs.

J'avais plutôt ça comme un petit à côté pour mes études, affirme le Kapuskois. Je ne m'imaginais pas être entrepreneur à long terme.

C’est lors d’un voyage de neuf mois en Asie, il y a maintenant 10 ans, qu’il a découvert sa passion pour le fromage – simplement parce qu’il était difficile d’en trouver là-bas.

Il y avait du fromage, mais c'était très cher, c'était importé, raconte-t-il. Je pouvais manger pendant cinq jours pour le prix d'un morceau de fromage.

Sa fringale l’a poussé à apprendre le métier de fromager en France. Il est ensuite revenu à Kapuskasing, la petite ville nord-ontarienne où il a grandi, pour se lancer en affaires.

La Fromagerie kapuskoise, qui a ouvert ses portes à l'été 2015, est vite devenue populaire pour son fromage en grains.

Le bouche-à-oreille est un atout, quelque chose que je n'aurais pas pu avoir si je m'étais lancé à Toronto ou à Montréal.

Une citation de :François Nadeau, fondateur et propriétaire de la Fromagerie kapuskoise

Ses fromages affinés portent le nom de lacs et de rivières de la région : le Kapuskasing (un fromage cendré de style morbier), l’Opasatika (une tomme à croûte fleurie), le Pagwa (un fromage de chèvre qui s'inspire du Vachard) et le Mattagami (un cantal, l’ancêtre du cheddar), par exemple.

Un fromage de style morbier avec un couteau.

Le Kapuskasing, de style morbier, tire son nom d'une rivière du Nord de l'Ontario, comme presque tous les fromages de la Fromagerie kapuskoise.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

En France, les noms des fromages sont généralement liés au terroir, quelque chose qui identifie bien le terrain, d'où vient le produit, explique l’entrepreneur de 32 ans.

Je voulais quelque chose qui représentait bien la région du Nord ontarien.

S’adapter à la pandémie

Grâce à l’aide de sa famille, François Nadeau distribue ses produits un peu partout en Ontario. Ses ventes augmentaient d’année en année depuis l’ouverture de la fromagerie, mais elles ont diminué d’environ 40 % en 2020 en raison de la pandémie.

Ça nous a frappés. Ça a été une chute assez drastique.

Une citation de :François Nadeau, propriétaire de la Fromagerie kapuskoise

La crise sanitaire a forcé l’entreprise à réinventer son modèle d’affaires. On vend à des revendeurs qui dépendent fortement des restaurants et donc ça a effectivement beaucoup affecté notre marge. C'est une des raisons pour lesquelles il faut vendre plus directement aux consommateurs, dit-il.

Le fromager a passé plusieurs mois à perfectionner ses emballages pour livrer ses produits par la poste, une nouvelle option qu’il a commencé à offrir en décembre dernier.

Un fromage emballé de plastique avec une machine d'emballage sous vide.

La Fromagerie kapuskoise a commencé à livrer ses produits par la poste en décembre dernier, grâce à un nouveau système d'emballage sous vide.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Pour s’assurer que les fromages se rendent à destination en bon état, il les emballe d’abord de papier pour éviter un contact direct avec du plastique et utilise ensuite un système d’emballage sous vide.

Une fois qu'on a offert l'option, les requêtes ont augmenté drastiquement. On envoie chaque semaine plusieurs boîtes à des clients à travers la province, souligne François Nadeau.

Même si ses produits gagnent en popularité et qu'il est toujours en quête de nouveaux marchés, l'entrepreneur n'envisage pas d'ouvrir d'autres fromageries.

Nous avons maintenant à placer plus de temps sur la famille, avec un petit bébé, et nous espérons en avoir d'autres, donc je suis bien satisfait de poursuivre les travaux sur la fromagerie existante, dit-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !