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A-t-on assisté au dernier service des buffets à volonté ?

Un cuisinier dans une cuisine

Difficile de prévoir quand on pourra à nouveau consommer dans un buffet à volonté.

Photo : Radio-Canada

Après un an de pandémie, difficile de prévoir quand il sera à nouveau possible de visiter ou d’opérer un buffet alimentaire, ou si la population aura de nouveau un appétit pour ce type de restauration.

Le buffet est un modèle alimentaire idéal pour la variété et pour la découverte des consommateurs, affirme Tony Elenis, président de l’Association des restaurants des hôtels et motels de l’Ontario.

Mais selon lui, les buffets seront probablement les derniers à ouvrir leurs portes, et plusieurs d’entre eux se sont plutôt adaptés au modèle à la carte.

Des plats à emporter.

Les plats à emporter ont du remplacer les buffets à volonté.

Photo : Radio-Canada

C’est le cas pour Ketan Patel, le propriétaire du restaurant indien Taj Bistro au centre-ville de Sudbury, dans le nord de l'Ontario.

Après avoir perdu 99% de son chiffre d’affaires normalement composé d’un buffet et de repas à la carte du midi, M. Patel n’a pas eu d'autre choix que de pivoter vers un service qui inclut des plats à emporter.

Nous sommes au centre-ville, et les gens venaient pour un repas rapide et on avait beaucoup de demandes pour le buffet, explique-t-il.

Un modèle populaire qui s’est effondré

En plus d’avoir perdu sa clientèle en raison de la fermeture de son buffet et d’un ralentissement des affaires au centre-ville, M. Patel déplore aussi la perte du modèle d’affaire de son buffet qui lui permettait d’être flexible dans ses repas du midi.

Avec un buffet, c’est toujours plus facile de faire des repas à la carte parce qu’il y a toujours des aliments qui sont produits, donc c’est facile d’ajouter un samossa à une commande quand c’est nécessaire, explique-t-il.

Le restaurateur se trouve donc doublement pénalisé par la perte de ce pan de son modèle d’affaires.

Le modèle du buffet est non seulement en crise pour les restaurants à buffet, mais aussi pour ceux qui en font une exploitation occasionnelle.

Pour le restaurant The Dog House dans le quartier Azilda, le buffet déjeuner du dimanche était sans contredit une offre alimentaire très populaire, selon la gérante de l’établissement Dana Bélanger.

La terrasse d'un restaurant avec un véhicule garé devant.

Le restaurant The Dog House de Azilda souhaite pouvoir réinstaurer son très populaire buffet déjeuner du dimanche.

Photo : Radio-Canada / Caroline Borduas

Ce n’était pas notre activité principale, mais c’était sans aucun doute notre journée la plus achalandée, explique-t-elle, affirmant avoir déjà vu des gens qui font la file afin d’avoir une table.

Malgré que l’idée de se trouver devant un buffet puisse sembler étrange depuis maintenant plus d’un an, Mme Bélanger affirme que le modèle est encore en demande et pourrait survivre à la pandémie.

On a encore des gens qui nous demandent si on peut refaire le buffet, explique-t-elle.

M. Patel espère que la clientèle aura de nouveau un appétit pour le buffet, mais souhaite s’ajuster aux besoins lorsque les buffets seront à nouveau permis.

Pas de retour à la normale à l’horizon

Du côté de la réalité sanitaire, impossible de tenir un buffet en Ontario, même avec les restrictions les plus légères en zone verte et cette réalité n’est pas prête de bouger, selon M. Elenis.

Les buffets ne sont même pas une arrière-pensée du gouvernement, explique-t-il.

Tony Elenis, président de l'Association des restaurants, des hôtels et des motels de l'Ontario

Tony Elenis, président de l'Association des restaurants, des hôtels et des motels de l'Ontario

Photo : Radio-Canada

Un constat qui est partagé par M. Patel, qui ne se voit pas ouvrir son buffet d’ici la fin de 2021.

Cliquez ici pour connaître dans quelle zone de normes sanitaires se trouve votre région.

Pour Tony Elenis, les buffets devront soit prendre leur mal en patience, ou encore investir technologiquement pour tenter de contourner la crise.

Certains restaurateurs ont mis au point des systèmes de distributrices qui permettent d’opérer un buffet sans contact, explique-t-il.

Mais ces systèmes pourraient bien être hors de la portée de beaucoup de plus petits buffets, qui n’ont pas le volume pour ce type de système selon lui.

Pour Dana Bélanger, la province devra en venir à de nouvelles consignes sanitaires si elle souhaite permettre l’ouverture des buffets.

On attend le feu vert du gouvernement, car je suis certaine qu’une fois qu’on aura l’autorisation les gens vont revenir.

Elle concède cependant que les consignes devront permettre une plus grande quantité de clients, et que ce retour des buffets pourrait encore se faire attendre pendant plus d’un an.

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