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Le N.-B. nomme deux commissaires pour la révision de la Loi sur les langues officielles

John McLaughlin et Yvette Finn

L’ancien sous-ministre du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance John McLaughlin et la juge Yvette Finn.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick annonce la nomination de la juge Yvette Finn et de l’ancien sous-ministre du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance John McLaughlin comme commissaires pour superviser la révision de la Loi sur les langues officielles.

La province en a fait l’annonce dans un communiqué de presse vendredi.

Je suis convaincu que l’expérience, l’expertise et les connaissances de ces deux personnes dans leurs domaines respectifs, notamment le droit et l’éducation, seront la clé du succès de cette révision, a déclaré le premier ministre Blaine Higgs.

Le premier ministre a précisé que le mandat, l'échéancier et la façon de mener les consultations seront déterminés une fois que les deux commissaires se seront rencontrés, et qu'il aura pu s’entretenir avec eux.

M. Higgs croit que cela poussa se faire autour de la deuxième ou troisième semaine de mars.

Yvette Finn a été professeure à l’Université de Moncton avant d’être nommée à la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick en 1999. C’est également une ancienne présidente de la Société nationale de l’Acadie et de la Société des jeux de l’Acadie.

John McLaughlin est un sous-ministre à la retraite du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance (secteur anglophone). Il est actuellement PDG d’Atlantic Education International.

La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) a bien accueilli ces nominations.

Bien que le format proposé pour la révision de la [Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick] n’est pas celui favorisé par la SANB, nous reconnaissons d’emblée l’expertise et le sérieux des deux commissaires retenus par le gouvernement, affirme Alexandre Cédric Doucet, président de la SANB, dans un communiqué de presse.  

Le chef par intérim du Parti libéral Roger Melanson est également satisfait du choix des commissaires, mais aurait voulu un processus plus transparent.

On sait que ça sera un processus non transparent, non ouvert au public et le premier ministre devrait rendre public par écrit ce qui est le mandat des commissaires, demande-t-il.

La révision de la Loi sur les langues officielles est attendue de pied ferme par plusieurs. Obligatoire, elle doit être terminée d’ici le 31 décembre.

Un mandat élargi

En plus de la révision de la loi, les deux commissaires se sont vu confier le mandat de trouver des manières d’améliorer l’accès aux deux langues officielles pour tous les gens du Nouveau-Brunswick.

Depuis des mois, le premier ministre Blaine Higgs évoque les difficultés pour les jeunes anglophones unilingues à trouver des emplois et a souvent évoqué son désir d’élargir la révision de la Loi sur les langues officielles pour y inclure une discussion sur le système d’éducation.

Récemment, la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick Shirley MacLeans’est dite inquiète de cette trajectoire. Elle pense que les discussions sur la révision de la Loi pourraient être obscurcies par ce débat.

La SANB se dit aussi inquiète des directives données aux commissaires.

On est inquiets que l'immersion française soit mêlée à la révision, puisque ce n'est pas inclus dans la Loi sur les langues officielles, indique Alexandre Cédric Doucet.

Ce dernier aurait aussi souhaité que le calendrier du processus soit dévoilé. Le gouvernement provincial a indiqué qu'un portail en ligne sera bientôt disponible. Les citoyens pourront soumettre leurs commentaires par la poste ou par voie électronique.

Avec des renseignements de Michel Corriveau

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