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Importante pénurie de médecins dans le Nord de l'Ontario

Un panneau et des fleurs devant un bâtiment.

Un des pavillons de l'École de médecine du Nord de l'Ontario sur le campus de l'Université Lakehead à Thunder Bay (archives).

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Radio-Canada

Il manque 313 médecins dans le Nord de l'Ontario selon l'École de médecine du Nord de l'Ontario.

Danielle Barbeau-Rodrigue, la directrice des affaires francophones de l'École de médecine du Nord de l'Ontario (EMNO), affirme qu'il n'y a pas assez de médecins pour offrir un service de santé adéquat.

Danielle Barbeau-Rodrigue.

Danielle Barbeau-Rodrigue, directrice du Bureau des affaires francophones de l'École de médecine du Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Facebook : @Danielle Barbeau-Rodrigue

La médecine familiale et la médecine familiale généraliste rurale sont les départements qui souffrent le plus de ce manque de docteurs, selon elle.

L'EMNO estime qu'il faudrait 126 médecins de famille supplémentaires, dont 86, pour combler les besoins des communautés rurales.

Trois cent treize médecins, ça représente cinq cohortes de médecins à former alors qu'il s'agit d'un besoin immédiat.

Une citation de :Danielle Barbeau-Rodrigue, la directrice des affaires francophones de l'École de médecine du Nord de l'Ontario

Plusieurs spécialités en pénurie

Les besoins se font sentir dans plusieurs autres départements, selon les estimations de madame Barbeau-Rodrigue.

Un docteur muni pose un masque à oxygène par-dessus le visage d'un homme allongé sur la table d'un bloc opératoire.

Le docteur Sanjiv Mathur simule une anesthésie en bloc opératoire (archives).

Photo : CBC / Casey Stranges

La psychiatrie, la pédiatrie, l'anesthésie et la médecine d'urgence ont notamment été mentionnées par la directrice des affaires francophones.

Pour qu'un département fonctionne bien, nous avons besoin de toutes ces spécialités.

Une citation de :Danielle Barbeau-Rodrigue, la directrice des affaires francophones de l'École de médecine du Nord de l'Ontario

D'autres spécialités telles que la neurologie, la pneumologie et la chirurgie plastique subissent aussi une pénurie de docteurs, même si ces départements sont plus petits.

Nouveau don de 210 000 dollars

L'ENMO a annoncé l'obtention d'un don de 210 000 dollars de la part de la Famille et la succession de Ruth Day.

Cette somme permettra de soutenir la transformation de la planification de la force médicale du Nord de l'Ontario, explique l'établissement.

Il y a un besoin considérable et immédiat pour les régions rurales d'avoir accès à un système de santé de qualité et équitable, et il est maintenant crucial de mettre en place des solutions à long terme.

Une citation de :Derek Day, fils de Ruth Day [Succession de Ruth Day]

Dans son plan : Le défi 2025 de l'ENMO, l'institution a identifié comme orientation stratégique numéro un : Transformer la planification des ressources humaines en santé.

Le défi 2025 de l'ENMO

Orientations stratégiques No 1 : Transformer la planification des ressources humaines en santé

  • BUT : Lier les ressources humaines en santé (RHS) aux besoins du Nord de l’Ontario (francophones, Autochtones, communautés rurales et urbaines) en mettant l’accent sur la formation de médecins spécialistes et surspécialistes.
  • ASPIRATION : L’approche transformatrice de la planification et de l’établissement d’une réserve de main‑d’œuvre élimine les lacunes dans les ressources humaines en santé dans le Nord de l’Ontario.

Source : École de médecine du Nord de l'Ontario

Garder les médecins dans le Nord

Un des enjeux à régler pour améliorer les services médicaux dans les zones rurales est de juguler l'exode des docteurs vers les zones urbaines.

Selon Danielle Barbeau-Rodrigue, lorsque les étudiants en médecine font leurs deux cycles dans le nord de la province, 80 % d'entre eux y demeurent par la suite.

Un hôpital dans le Nord de l'Ontario, à Hearst.

L'Hôpital Notre-Dame à Hearst (archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

La directrice des affaires francophones de l'EMNO souligne que l'établissement priorise actuellement les candidats autochtones et francophones.

Ces deux communautés sont particulièrement touchées, selon Madame Barbeau-Rodrigue.

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