•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les défis d’ouvrir un commerce pendant la pandémie

Un boulanger devant un moulin à grains

Jean-Pierre Oddo, propriétaire de la boulangerie artisanale sherbrookoise Les Vraies Richesses

Photo : Radio-Canada / Fanny Geoffrion

Radio-Canada

Ouvrir un commerce durant la pandémie, reste un vrai défi pour les entrepreneurs. La boulangerie artisanale sherbrookoise Les Vraies Richesses aura une deuxième succursale à Sherbrooke, dès lundi prochain. Tout un défi pour son propriétaire.

L’entrepreneur Jean-Pierre Oddo a dû repousser l’ouverture de sa nouvelle boulangerie à trois reprises. Il dit avoir persévéré malgré les obstacles causés par la pandémie. On devait ouvrir en septembre, puis en automne, pour avant les Fêtes. On s’est retrouvé avec quatre mois [durant lesquels] il ne se passait plus rien, se remémore-t-il.

Le recrutement des boulangers reste l’un de ses principaux défis. En boulangerie, au Québec, c’est très difficile de recruter des boulangers, lance Jean-Pierre Oddo. J’ai une filière en France. J’ai fait venir des boulangers, mais les permis [étaient] fermés. On a eu notre députée qui nous a aidés, poursuit -il.

Un moulin unique au Canada

En plus de gérer sa boulangerie bien établie au centre-ville de Sherbrooke, Jean-Pierre Oddo a travaillé sans relâche depuis plus d'un an pour produire sa propre farine à l'aide d'un moulin unique au Canada, importé de France, qui conserve mieux les nutriments des grains.

Les frères Astrié, ceux qui ont inventé ce moulin-là, ont passé 40 ans de leur vie à l’inventer, explique-t-il en entrevue avec Radio-Canada Estrie. C’est un moulin qui n’écrase pas le grain, mais qui le déroule. Quand on le déroule, on abîme moins les amidons. C’est ce qui permet que tous les nutriments soient captés dans cette farine, poursuit-il.

D’ailleurs, la clé pour obtenir un pain plus nutritif, selon le boulanger, est un grain à basse température. J’ai un grenier réfrigéré. Je mets mon grain à quatre degrés dedans. Ma pierre est [munie] d’un thermomètre et ça ne doit pas dépasser un certain nombre de degrés. Dès qu’on dépasse 50 degrés, il y a une réaction chimique qui tue tous les minéraux, précise-t-il.

Le blé qu’il utilise est d’ailleurs produit en Estrie, notamment du grain welton, qui est produit à Ayer’s Cliff.

Avec les informations de Fanny Geoffrion

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !