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Des pistes de solutions pour la réussite au cégep des étudiants autochtones

L'affiche indiquant où se trouve le pavillon des humanités et le magasin Coopsco du Cégep de Trois-Rivières

Le Cégep de Trois-Rivières a présenté les résultats d'une recherche sur la réussite scolaire des étudiants issus des Premières Nations.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Le Cégep de Trois-Rivières a dévoilé un rapport sur la persévérance et la réussite scolaire chez les Autochtones. Pendant deux ans, Anne-Andrée Denault, professeure de sociologie au Cégep de Trois-Rivières, et Julie Mareschal, professeure au Cégep Garneau, ont mené plus de 150 entrevues auprès des intervenants du milieu, dont des étudiants.

Les chercheuses sont parties du constat que les étudiants autochtones ont un taux de réussite nettement moins élevé que leurs condisciples allochtones. Elles observaient également qu’il était plus difficile de les garder accrochés à l’école. Les chercheuses souhaitaient en identifier les causes, mais également les pistes de solutions pour mieux outiller les cégeps.

Elles ont documenté différents défis auxquels les étudiants autochtones font face, dont l’apprentissage du français. Le fait qu’ils sont loin de leur communauté, ils sont loin de leur réseau de soutien. Souvent, ça peut être des parents aux études. Ils se retrouvent dans une culture qui est différente de la leur, énumère Anne-Andrée Denault.

Les étudiants ont été nombreux à témoigner de la peur du jugement, de perdre leur culture et leur langue. La professeure insiste sur le fait que les institutions collégiales doivent devenir des lieux sécuritaires afin de permettre leur réussite.

Former le personnel pour un meilleur accueil

La formation du personnel est au coeur des recommandations des chercheuses pour briser les préjugés entourant les étudiants issus des Premières Nations. Elles suggèrent également d’offrir des accommodements pour les cours de français de la même façon qu’ils sont proposés aux étudiants allochtones.

Julie Rox, professeure au doctorat en éducation à l’Université du Québec à Chicoutimi, explique que le choc culturel doit être pris en compte pour ces étudiants afin de faciliter leur accueil. Le regard, les yeux dans les yeux, on ne le fait pas vraiment parce que c’est considéré comme un manque de respect envers l’autre. On n’est pas sujet à argumenter, contre-argumenter, justifier, cite-t-elle en exemple.

Le Cégep de Trois-Rivières affirme que plusieurs projets pour faciliter la réussite des étudiants autochtones sont en préparation, mais ils sont en attente de financement. L’établissement aspire à devenir un chef de file en la matière.

Avec les informations de Catherine Bouchard

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