•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une jeune Manitobaine aide la NASA à trouver de la vie sur Mars

NathalieTurenne a « la chance de voir avant tout le monde » les images provenant du robot Perseverance.

Nathalie Turenne sourit.

Nathalie Turenne analyse des images de Mars pour aider les scientifiques de la NASA à trouver des roches ou des lieux à explorer avec le robot Perseverance.

Photo : Soumis par Nathalie Turenne

Depuis quelques jours, Nathalie Turenne a littéralement la tête dans les étoiles. La jeune Manitobaine, étudiante à l’Université de Winnipeg, aide la NASA à chercher des traces de vie sur Mars.

Âgée de 25 ans, la jeune femme de Richer vit un rêve qu’ont de nombreux enfants. Depuis une semaine, et l'atterrissage du robot Perseverance sur Mars, elle analyse des images provenant directement de la surface de la planète rouge à la recherche de traces géologiques pouvant avoir un intérêt pour les scientifiques.

Je suis membre d'une équipe de soutien. On regarde des images qui viennent des caméras, c’est incroyable!, s’exclame-t-elle.

Ce qu’elle cherche, ce sont des roches, des zones qui pourraient avoir un intérêt pour la science. Les scientifiques veulent trouver des signes biologiques et moi j’analyse les images et leur dis qu’ils pourraient envoyer leurs instruments à tel ou tel endroit, explique-t-elle.

Une montagne brune désertique.

Le rover a photographié la crête du cratère de Jezero.

Photo : Associated Press

Un projet débuté en 2013

L’étudiante s’est retrouvée dans ce projet grâce à son professeur de géographie, Ed Cloutis. L’homme est aussi le directeur du Centre for Terrestrial and Planetary Exploration de l’Université de Winnipeg, un laboratoire de recherche qui explore les surfaces d’autres planètes.

Ça a commencé en 2013 et à l’époque, la NASA cherchait des instruments à mettre sur le robot, en particulier des caméras. Les personnes qui ont été choisies pour mettre ces caméras m’ont approché parce qu’elles savaient l’expertise que nous avions au centre, explique Ed Cloutis. Son équipe réalise, en effet, des cartographies de surfaces d’autres planètes depuis environ 25 ans.

Nous avons aussi un appareil qui permet de recréer les conditions sur Mars. Ça fait la taille d’un lave-vaisselle et on peut reproduire l’atmosphère de la planète, sa faible pression, le niveau de dioxyde de carbone, les radiations dues aux rayons ultra-violets… Cela nous permet donc de tester du matériel qui doit aller sur Mars.

La première image haute résolution du site d'atterrissage de Perseverance.

La première image haute résolution du site d'atterrissage de Perseverance.

Photo : NASA

La vie à l’heure martienne

Nathalie Turenne, elle, a embarqué dans l’aventure l’été dernier. Ed m’a demandé si je voulais faire partie de l’équipe. J’ai dit oui et j'ai envoyé un courriel à la bonne personne, mais je n’avais aucune idée de ce que ça allait être, dit-elle.

Maintenant, l’étudiante, qui a fait des études en minéralogie et géologie, vit à l’heure de Mars, où les journées (appelées sols) sont un peu plus longues.

Ses quarts de travail ont donc lieu à tout moment du jour et de la nuit, n’importe quel jour. Certains quarts commencent à 2 h du matin, d’autres à 22 h. L’autre jour, j’ai travaillé 8 heures, le lendemain 7 heures, mais certaines journées peuvent durer 10 heures, explique-t-elle.

Elle doit, de plus, jongler avec son emploi du temps et son travail à l’université. Pour autant, elle ne s’en plaint pas : J’ai la chance de voir des images de Mars avant tout le monde! Le sentiment de faire partie de quelque chose qui [me] dépasse la motive aussi.

Son aventure, en tout cas, devrait continuer un bon bout de temps. La mission que nous avons est financée pour environ deux ans, affirme Ed Cloutis.

Nathalie, elle, doit maintenant se préparer pour sa prochaine mission d’observation d’images martiennes qui commencera jeudi prochain, à 2 h du matin.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !