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Quarantaine obligatoire : enquête interne après des allégations d’agression sexuelle

Des drapeaux, une grande pancarte sur laquelle est écrit YUL et un avion dans le ciel.

Depuis lundi, les voyageurs qui entrent au Canada par avion doivent subir un test de dépistage de la COVID-19 et s'isoler jusqu'à trois jours dans un hôtel supervisé en attendant le résultat d'un test de dépistage.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) mène une enquête interne et revoit ses procédés afin que les voyageuses et voyageurs sous surveillance fédérale soient à l’abri de possibles agressions pendant leur quarantaine obligatoire.

Des médias ont rapporté deux cas d’agressions sexuelles alléguées qu’auraient subies deux femmes lors de leur quarantaine suivant leur retour au pays.

La semaine dernière, une femme a allégué avoir été agressée dans un hôtel de Dorval, dans l'ouest de Montréal, alors qu’elle était en quarantaine. Selon La Presse, le Service de police de la Ville de Montréal a arrêté un suspect, Robert Shakory, qui fait maintenant face à des accusations d'agression sexuelle, d'introduction par effraction et de harcèlement criminel.

À Hamilton, en Ontario, un homme embauché et formé par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) pour travailler comme agent de sécurité a été accusé d'avoir agressé sexuellement une femme lors d'un contrôle de quarantaine, ce mois-ci.

Selon la police, l'homme s'est rendu à Oakville, le 18 février, pour effectuer un contrôle de conformité à la quarantaine à domicile. Il aurait exigé de l'argent d'une femme pour une amende factice, puis il l'aurait agressée sexuellement après qu’elle eut refusé de payer.

L'homme en question, dénommé Hemant, est accusé d'extorsion et d'agression sexuelle. La police a indiqué qu'il pourrait y avoir d'autres victimes.

Les conservateurs réclament la suspension de la mesure

À Ottawa, le Parti conservateur a demandé de suspendre l'obligation de quarantaine dans les hôtels en attendant de mettre en place des mesures pour assurer la sécurité des voyageurs.

Le gouvernement libéral doit agir maintenant. Nous demandons aux libéraux de suspendre l'exigence de quarantaine dans les hôtels jusqu'à ce qu'ils aient mis en place des mesures pour assurer la sécurité des Canadiens et instituent un système de vérification de la quarantaine à domicile qui n'implique pas d'agents de sécurité, qui n'ont pas été correctement contrôlés, a déclaré un groupe de députés conservateurs, dont les porte-parole en matière de santé, Michelle Rempel Garner, et de sécurité publique, Shannon Stubbs, dans un communiqué.

De son côté, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, souhaite que le système soit corrigé pour améliorer la logistique et garantir un minimum de surveillance pour assurer la sécurité de tous.

Le suivi de la quarantaine des voyageurs

L'ASPC a recruté des agents de sécurité d'entreprises privées ayant pour mandat de s’assurer que la quarantaine est respectée par les voyageurs.

En vertu de la Loi sur la quarantaine, ces agents peuvent se rendre au domicile d'un voyageur et fournir une attestation de conformité ou donner des avertissements verbaux, au besoin.

Cependant, les agents ne peuvent pas remettre de contravention ni procéder à une arrestation. Ils ne peuvent non plus exiger de paiement de quelque sorte que ce soit.

Si des préoccupations sont soulevées lors d'un contrôle de conformité, l'ASPC peut demander une intervention de la police, en cas de problèmes.

Depuis lundi, les voyageurs qui entrent au Canada par avion doivent subir un test de dépistage de la COVID-19 et s'isoler jusqu'à trois jours dans un hôtel supervisé en attendant le résultat d'un test de dépistage.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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