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La Route blanche toujours fermée et la Basse-Côte-Nord encore plus isolée

La Route blanche entre Kegaska et Unamen Shipu

La Route blanche entre Kegaska et Unamen Shipu (archives).

Photo : Radio-Canada / Émile Duchesne

Radio-Canada

Un hiver sous le signe de l’isolement est présentement vécu par les résidents de la Basse-Côte-Nord. Le peu de neige qui est tombé cette année empêche l’ouverture de l'entièreté de la Route blanche qui relie Kegaska à Blanc-Sablon sur un total de 471 km.

À l’exception du tronçon entre Sainte-Augustin et Pakua Shipu, l’entièreté de la Route blanche demeure fermée à l’heure actuelle.

Le fait que cette route hivernale ne soit pas accessible déçoit les résidents de ces villages déjà isolés du réseau routier.

Certains se sentent pris en otage, indique le préfet de la Municipalité régionale de comté (MRC) du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones.

L'hiver, c'est notre temps de voyager, d'aller entre villages et de visiter la parenté. Ce n'est pas possible d'être fait comme c'est là.

Une citation de :Randy Jones, préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent

La fermeture de la route complique également les activités quotidiennes. M. Jones relate le défi de s’approvisionner en bois de chauffage pour l'un de ses voisins qui a 89 ans. Il est obligé d’aller pas mal plus loin et d’emprunter une route pas mal plus difficile pour chauffer la maison, raconte le préfet.

La Basse-Côte-Nord vue des airs

Lorsque la Route blanche est fermée, seul l'avion demeure un moyen de transport en activité l'hiver pour les villages situés à l'est de Kegaska sur la Basse-Côte-Nord (archives).

Photo : Radio-Canada / Sarah Iris Foster

Le tourisme affecté

La route pavée en neige est surnommée le Saint-Graal des motoneigistes. Ils sont des centaines à la traverser chaque hiver, pour le plaisir ou par nécessité.

Avec la pandémie de COVID-19, les entreprises touristiques de la région subissent donc les contre-coups de cette fermeture.

Voyage Costes, une coopérative qui regroupe de nombreux partenaires dans la région, enregistre un bilan regrettable, déplore sa directrice générale, Alberte Marcoux.

C'est très, très difficile pour les entreprises de la région de la Basse-Côte-Nord du point de vue touristique, cette année, soutient Mme Marcoux.

Des motoneigistes circulent sur la Route blanche près d'un village de la Basse-Côte-Nord.

De nombreux motoneigistes prennent habituellement d'assaut la Route blanche (archives).

Photo : Tortuga Films

Pour le directeur général de Tourisme Côte-Nord, Paul Lavoie, il devient pressant de trouver des alternatives à la Route blanche, car les changements climatiques n’ont pas fini de faire planer l'incertitude sur son ouverture dans les prochaines années

L’ouverture de la route blanche, je n’étais pas là il y a trente ans, mais je pense que la question ne se posait pas. Aujourd’hui c’est des choses qui peuvent arriver qu’il n’y ait pas cette ouverture-là. Je pense qu’il va falloir le considérer pour les prochaines années et trouver des solutions, dont, peut-être, la prolongation de la route [138], lance M. Lavoie.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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