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Les petites salles de spectacle sont inquiètes pour leur survie

Les salles indépendantes, qui sont aussi souvent des bars, ne peuvent toujours pas rouvrir.

Plusieurs musiciens sont sur scène et des gens les regardent jouer.

Un spectacle de Vincent Vallières à L'Anti Bar à Québec, l'un des membres des SMAC, avant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

La réouverture des salles de spectacles en zone orange n’est possible que pour celles qui offrent des places assises fixes. Les salles indépendantes, qui sont aussi souvent des bars, n’ont donc pas l’autorisation de rouvrir, ce qui inquiète l’association qui les représente.

Dans une lettre adressée au premier ministre François Legault, le directeur général de Scènes de musique alternatives du Québec (SMAQ) qui représente une soixantaine de salles de spectacles, Jon Weisz, demande au gouvernement de revoir les conditions de réouverture.

Tandis qu’une partie importante des arts de la scène se passe dans des théâtres et des maisons de la culture à places assises, la plupart des spectacles de musique se passent dans les salles de spectacles qui, elles, n’ont pas reçu l’autorisation de rouvrir, dit-il.

Outre la question des chaises fixes, le couvre-feu à 21 h 30 pose aussi problème. Je vois à quel point il sera difficile pour nos salles d’ouvrir dans les conditions actuelles. En fait, il y a tellement de barrières en place que nous nous demandons si le gouvernement comprend effectivement la réalité de nos salles et les conditions précaires dans lesquelles elles opèrent, peut-on lire dans la lettre.

Notre réseau de salles n’était pas vraiment considéré comme un réseau culturel avant cette année. Il est très mal compris, ajoute Jon Weisz dans une entrevue avec la chroniqueuse culturelle du 15-18, Catherine Richer.

L'organisme demande donc au gouvernement de permettre la réouverture des petits lieux de diffusion en zone orange, afin de laisser nos lieux de diffusion indépendants remplir leur mandat culturel pour offrir aux artistes et aux professionnels de la scène du travail valorisant et au public un peu d’espoir dans cette période difficile.

Jon Weisz ajoute que malgré l’aide du gouvernement, la situation des petites salles est difficile. La SODEC [Société de développement des entreprises culturelles] a mis en place plusieurs programmes dont nos salles peuvent bénéficier, reconnaît-il. Mais je pense que ça devrait continuer en 2021 et même en 2022. La survie de notre infrastructure culturelle est entre les mains du gouvernement. En tant que société, soit on les aide à survivre, soit on ne le fait pas.

Il ajoute que certaines salles seraient prêtes à ouvrir à perte pour continuer à offrir des spectacles.

Des salles pour les artistes

Parmi les membres de SMAQ, on compte le Lion d’Or et La Sala Rossa à Montréal et L'Anti Bar & Spectacles à Québec. Il s'agit de salles qui permettent à des artistes célèbres ou de la relève de se produire en spectacle.

Trois musiciens sur une scène.

Le trio de jazz Backwater Township sur la scène du Lion d'Or en septembre 2020

Photo : Maude Touchette

Le directeur général du Conseil québécois de la musique, Dominic Trudel, précise que ces salles sont importantes pour les artistes de jazz et de musique du monde, entre autres. C’est dans ces lieux alternatifs que l’effervescence se fait. On ne parle pas uniquement de la relève; même des artistes de renom ont besoin de ces lieux. C’est primordial. Ça fait partie de l’écosystème de la diffusion de spectacles au Québec. S’ils n’existent plus, il manque un maillon, soutient-il.

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