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Malgré la confusion, le CISSS-AT assure que les 80 ans et plus seront vaccinés

Un homme se fait vacciner par une préposée.

Les cliniques de vaccination de la région ouvriront successivement au cours des prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des aînés de l’Abitibi-Témiscamingue ont vécu une certaine confusion jeudi matin au moment de prendre rendez-vous pour la vaccination contre la COVID-19.

Le site web du gouvernement, où il faut s’inscrire, indiquait que seules les personnes âgées de 85 ans et plus de la région pouvaient prendre rendez-vous, alors que la santé publique avait rendu la vaccination disponible aux 80 ans et plus.

Un pop up indique Nous vaccinons actuellement les groupes suivants : 85 ans et plus.

Lors du moment de la prise de rendez-vous en ligne, une fenêtre s'ouvre pour indiquer que seuls les 85 ans et plus peuvent s'inscrire.

Photo : Capture d'écran

Cette confusion a également touché d’autres régions du Québec où la vaccination est ouverte aux gens nés en 1941 et avant, dont la région de la Capitale Nationale.

La confusion vient du fait que lorsqu'on ouvre la plateforme, il y a la question qui est posée : est-ce vous avez 85 ans et plus? À ce moment-là, si on ne passe pas la première question, effectivement on ne peut pas procéder à l’inscription. Par contre, je vous confirme qu’à ce moment, on poursuit l’inscription des 80 ans et plus, assure Caroline Roy, PDG du CISSS-AT.

Lors de son point de presse hebdomadaire jeudi, la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue a indiqué qu’elle avait ouvert sa centrale téléphonique régionale pour prendre des rendez-vous et que les personnes de 80 à 84 ans pouvaient tout de même s’inscrire en ligne. Elles n’ont qu’à cliquer oui lorsqu’on leur demandera si elles ont 85 ans et plus.

On pourra vacciner toutes les personnes de 80 ans et plus pendant le mois de mars, selon l’arrivage des vaccins et selon le lieu de résidence, parce qu’on le fait de façon successive dans chacun des territoires de MRC, explique Mme Roy.

Un questionnaire sur le site web de la vaccination demande si les personnes ont 80 ans et plus.

Pourtant, plus loin dans le processus, on demande si vous faites partie du groupe prioritaire des 80 ans et plus.

Photo : Capture d'écran

En Abitibi-Témiscamingue, environ 6500 personnes répondent au prochain groupe vulnérable à profiter de la vaccination, soit les 80 ans et plus. 2000 d’entre eux ont déjà été vaccinés en CHSLD, RI ou RPA, ce qui laisse 4500 personnes à vacciner.

Environ sept heures après l’ouverture de la prise de rendez-vous, 1930 rendez-vous avaient déjà été accordés dans un des six centres de vaccination de la région.

Rappelons que la population âgée de 80 ans et plus ainsi que les proches aidants âgés entre 70 et 80 ans peuvent se faire vacciner, ces derniers devant prendre rendez-vous en même temps que la personne qu’ils accompagnent.

Au total, 9785 doses du vaccin ont été données dans la région depuis le début de la campagne de vaccination.

Situation épidémiologique

Jeudi, la santé publique rapportait quatre nouveaux cas de COVID-19 dans la région, dont trois dans la MRC Abitibi et un dans la MRC d’Abitibi-Ouest.

Cinq personnes sont actuellement hospitalisées à Rouyn-Noranda en raison du virus, dont une aux soins intensifs.

Après une éclosion dans la municipalité de Landrienne il y a quelques semaines, la situation est rentrée dans l’ordre à l’école primaire Notre-Dame-de-Fatima, assure la Dre Lyse Landry, directrice de la santé publique régionale. L’école a pu rouvrir le mercredi 24 février.

Le CPE Arlequin et Colombine d'Amos.

Le CPE Arlequin et Colombine d'Amos

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Quant au CPE Arlequin et Colombine d’Amos, où sept cas positifs ont été découverts auprès d’enfants, la santé publique a constaté qu’un seul groupe-bulle était touché. Les autres groupes ont donc pu rouvrir mercredi.

La situation dans la MRC Abitibi ne semble plus trop inquiéter la Dre Landry. C’est certain qu’on se doit d’être vigilant, surtout avec la forte présomption d’un variant qui circule. On sait que ces variants-là se transmettent plus facilement, rappelle-t-elle.

Semaine de relâche et autres

À l’approche de la semaine de relâche, la santé publique a rappelé de faire preuve de prudence si on reçoit un étudiant de l’extérieur à la maison, en ne se rendant pas dans les commerces ou les restaurants, par exemple.

On reste avec la bulle familiale si vous accueillez des étudiants de l’extérieur, quelle que soit la région, quel que soit le palier d’alerte de cette région-là, on demeure en bulle familiale. On évite les lieux publics et on évite d’avoir des contacts sociaux à l’extérieur de notre bulle, appuie Mme Roy.

Elle souligne aussi que les interventions policières seront accrues durant la relâche, notamment en ce qui a trait aux activités extérieures, aux salles à manger des restaurants et autres endroits publics. Elle rappelle qu’il est interdit de se rassembler sur un terrain privé, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Par ailleurs, la PDG du CISSS-AT a invité la population à consulter les professionnels de la santé malgré la situation actuelle. La diminution des consultations à l’urgence et au CLSC est de l’ordre de 30 %. Je ne crois pas que notre population soit à ce point moins malade, souligne Caroline Roy. Elle assure que les installations sont sécuritaires pour tous.

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