•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les vendeurs de fleurs demandent à pouvoir retourner sur les marchés fermiers

Des personnes achètent des fleurs sur un marché.

Depuis décembre 2020, les vendeurs de produits non alimentaires sont exclus des marchés fermiers. Ils demandent que le gouvernement provincial revoie cette décision.

Photo : Getty Images / chris-mueller

Radio-Canada

Les vendeurs de fleurs veulent retrouver leurs étals dans les marchés fermiers. Depuis le mois de décembre, ils ne sont plus autorisés à y vendre leurs produits à la suite d'une ordonnance de la santé publique qui met en péril leur activité. Ils craignent notamment que cela n'entraîne le gaspillage de serres pleines de fleurs.

Les floriculteurs planifient des mois à l'avance leur saison, en commandant des semences et en cultivant des plantes tout au long de l'hiver, comme l'a fait Rose Dykstra, la propriétaire de The Front Yard Flower Co., à Richmond.

Les fleurs de printemps comme les tulipes, les narcisses, les renoncules ou les anémones seront bientôt prêtes, et elle s'inquiète des ventes perdues et des fleurs gaspillées si elle ne peut les vendre dans les marchés fermiers.

Rose Dykstra agenouillée devant une serre.

Rose Dykstra, propriétaire de The Front Yard Flower Co. à Richmond, explique n'avoir jamais su pourquoi les vendeurs de produits non alimentaires étaient exclus des marchés de producteurs. Elle a lancé une pétition demandant que les vendeurs non alimentaires soient autorisés à y retourner.

Photo : CBC/Maggie MacPherson

J'ai l'impression qu'on nous a peut-être oubliés, parce que nous ne sommes pas des maraîchers, nous sommes une sorte de petit segment de vendeurs, dit-elle.

Dans une ordonnance de santé publique datant du 10 février, les autorités sanitaires ont décrété que la vente d'un produit autre que les denrées alimentaires destinées à la consommation n’est pas autorisée dans les marchés non permanents.

Une question sanitaire

Le ministère de la Santé provincial indique que la règle vise à réduire le risque de transmission de la COVID-19. Il ajoute que les vendeurs de produits non alimentaires peuvent effectuer des ventes en ligne et des commandes de ramassage.

La province précise que les vendeurs de produits alimentaires sont, quant à eux, autorisés à poursuivre leurs activités parce qu'ils sont des fournisseurs de services alimentaires et agricoles essentiels.

La directrice générale du Vancouver Farmers Market, Laura Smit, travaille depuis le mois de décembre pour ramener les vendeurs non alimentaires sur les marchés.

Dans une lettre transmise la semaine dernière à la ministre de l’Agriculture, Lana Popham, ainsi qu’au ministre de la Santé, Adrian Dix, elle demande d’autoriser le retour des vendeurs de produits non alimentaires dans les marchés de producteurs à la mi-mars.

Comme vous le savez, les marchés de producteurs ne sont pas des lieux de rassemblement animés, écrit-elle. Si la raison de ne pas inclure les vendeurs de produits non alimentaires est liée à une crainte de réunions autour de l'artisanat et des fleurs, veuillez reconsidérer votre décision.

Équité et viabilité économique

Si les articles non alimentaires étaient interdits aux achats en personne dans toutes sortes de lieux, nous reconnaîtrons qu'il s'agit d'un élément de réponse nécessaire face à la pandémie, poursuit Laura Smit.

La directrice générale du Vancouver Farmers Market ajoute que les centres commerciaux et les grandes chaînes de magasins sont en mesure de vendre sans restriction des articles ménagers, des savons et des fleurs exotiques importés , alors que cela est désormais interdit dans un marché en plein air.

Des rangées de fleurs.

Les fleurs de printemps seront perdues s'il n'est pas possible de les vendre dans les marchés fermiers.

Photo : Facebook/The Front Yard Flower Co.

Par ailleurs, elle soutient que la présence des producteurs non alimentaires durant l’hiver et au début du printemps concourt à assurer la viabilité économique des marchés fermiers.

Les frais de fonctionnement des marchés d'agriculteurs sont compensés par les frais d'étalage des vendeurs de produits non alimentaires, explique Laura Smit.

Le vente de savon également interdite

Il n'y a pas que les floriculteurs qui sont concernés par cette règle. Tous les vendeurs de produits non alimentaires comme les potiers, les bijoutiers et les savonniers sont exclus des ventes en personne aux côtés des producteurs alimentaires.

Shea Hogan est propriétaire d’un commerce de savon naturel, PoCo Soap Co.

Il affirme que les marchés de producteurs constituaient autrefois une part importante de son activité et un moyen de nouer des relations avec ses clients. Il espère qu'il pourra à nouveau vendre ses produits sur les marchés de producteurs ce printemps.

Il dit qu'il est ironique qu'en tant que vendeur de produits non alimentaires, il ne puisse pas vendre de savon durant la pandémie, alors que l’on incite la population à se laver les mains avec de l’eau et du savon.

C'est frustrant parce qu'en plus d'être arbitraire et général, on nous dit de nous laver les mains avec de l'eau et du savon, dit-il.

Avec des informations d’Andrea Ross

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !