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Un dirigeant syndical de Hamilton accusé d’avoir agressé un manifestant anti-Fierté

Une photo de Barry Conway.

Le dirigeant syndical Barry Conway doit subir son procès en mars.

Photo : Peter Tardif/CBC

Radio-Canada

Le dirigeant syndical Barry Conway fait face à des accusations d’agression à l’encontre du chef d'un groupe ayant perturbé la célébration de la Fierté à Hamilton, en 2019. Il sera jugé le 15 mars.

Des agitateurs — certains associés aux Proud Boys, groupe récemment désigné par le gouvernement fédéral comme étant terroriste — avaient arboré des signes homophobes et scandé des slogans anti-LGBT+ dans un haut-parleur lors du festival de la Fierté, le 15 juin 2019, à Hamilton.

Des altercations physiques avaient eu lieu entre festivaliers et agitateurs, causant des blessures mineures chez certains manifestants.

Barry Conway, représentant syndical des travailleurs extérieurs de la ville de Hamilton, est un militant syndical de longue date qui a soutenu la communauté homosexuelle à la Fierté, comme il l'a fait avec de nombreux autres groupes confrontés à l'oppression, a déclaré Marsha Kauffman, porte-parole du Comité de solidarité des défenseurs de la fierté.

Cette dernière estime que le procès qu’il doit subir illustre le modèle de répression politique dans cette ville.

L’accusé bénéficie également du soutien de représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Condamnations judiciaires

Les émeutes de la célébration de la fierté ont aussi eu des conséquences judiciaires pour certains agitateurs impliqués.

Chris Vanderweide, un homme de Kitchener qui faisait partie des émeutiers, a plaidé coupable l'année dernière d'agression à main armée après avoir frappé des gens au visage avec un casque. Il a été condamné à un an de prison avec sursis.

Trois hommes se battent.

Des images des altercations violentes lors des activités de la Fierté gaie à Hamilton en juin 2019.

Photo : Youtube

Un autre participant a été arrêté pour violation de liberté conditionnelle, mais il s'est avéré plus tard qu'il n'était pas présent lors de l’événement.

La commission des services de police de Hamilton a, quant à elle, demandé à un avocat de Toronto de procéder à un examen indépendant du comportement policier lors de l'événement. Ce dernier a déclaré que la réponse avait été inadéquate, mentionnant également la méfiance envers la police dans certains milieux.

L'avocat Scott Bergman a également déclaré que la contre-protestation n'était pas seulement anarchiste.

De nombreux participants à la Fierté qui n'ont aucune affiliation avec The Tower [le centre social anarchiste local de la ville] étaient présents et ont confronté les agitateurs avec des pancartes colorées contenant des messages d'amour et d'acceptation, a-t-il écrit.

Me Bergman a également recommandé au service de police s'excuser, ce que le chef Eric Girt a fait en 2019.

Avec les informations de Samantha Craggs de CBC News

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