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Des suivis virtuels pour les patients atteints d'un cancer en Estrie

Un homme âgé consulte un médecin sur son ordinateur.

Depuis le début de la pandémie, 1,5 million de personnes au Québec ont consulté un professionnel de la santé par télémédecine.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les patients atteints d'un cancer du CIUSSS de l'Estrie - CHUS ont désormais accès à des suivis virtuels à partir de leur demeure. Au cours des derniers mois, les infirmières pivots en oncologie ont suivi une formation leur permettant d'assurer un soutien à distance grâce à la vidéo.

Bien que la plupart des traitements doivent toujours se faire à l'hôpital, ce soutien virtuel permet de diminuer les déplacements pour les patients, déjà fortement incapacités par la maladie.

Le but est d'aider, de soutenir. Et aussi peut-être d'avoir une économie de temps. Plutôt que d'avoir à se déplacer à l'hôpital, si on peut faire en sorte que la personne reste à la maison et garde ses énergies pour faire ses activités quotidiennes, explique Nathalie Fortin, coordonnatrice réseau pour la cancérologie du CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

De plus, cette méthode permet d'avoir un proche aidant, même s'il se trouve au travail ou dans une autre ville, d'assister à la consultation.

La télésanté, l'utilisation qu'on y voit, c'est plus lorsqu'on est de retour à la maison et on a des questions, on a des symptômes, explique Nathalie Fortin. On tente de recontacter notre infirmière pivot, une intervenante qui est souvent une personne-ressource.

Le classique, c'était de contacter l'infirmière pivot par téléphone. Maintenant, l'entrevue vidéo permet de se voir et de juger, à travers les signes et symptômes du patient, de voir la gravité [des symptômes], de donner des conseils de demeurer à la maison ou de se déplacer pour avoir une meilleure évaluation.

Une citation de :Nathalie Fortin, coordonnatrice réseau pour la cancérologie du CIUSSS de l'Estrie - CHUS

Environ 25 professionnels de la santé sont maintenant outillés pour faire les contacts avec la clientèle.

Ça fait qu'on rajoute l'effet de faire des interventions un à un, avec un contact visuel. Pour nous, ça vient rajouter au lien thérapeutique, qui est renforci par cette pratique-là, affirme Nathalie Fortin.

Pour en connaître davantage sur le rôle d'une infirmière pivot : Unies par le cancer

Un plus qui a certaines limites

Ce projet-pilote était déjà en cours au niveau provincial, avant la pandémie, et remportait un vif succès, souligne Nathalie Fortin. La pandémie a [toutefois] donné un élan et un sens à l'effet que notre clientèle était vraiment vulnérable, et on y voyait une opportunité de garder contact.

Le CIUSSS a également ajouté une dimension de soutien supplémentaire pour aider les patients : l'appui technologique aux utilisateurs. La technologie est un plus, mais certains patients vont être freinés par elle, admet-elle.

Une personne aide donc le patient à se brancher, avant la première consultation. Cela brise la glace, ça réduit beaucoup l'anxiété. Malgré cela, elle estime qu'un nombre plus élevé de patients pourraient participer au projet, mais sont intimidés par la technologie. Certaines personnes peuvent également être mal à l'aise de présenter leur quotidien, ou de se montrer à la caméra. On a le goût de vous dire : "Ne vous inquiétez pas, ne vous freinez pas de ce service-là parce qu'on a accès à comment ça se passe chez vous, ou comment vous êtes coiffé".

Une quarantaine de nouveaux usagers participent à ce projet, qui se fait sur une base volontaire.

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