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Chronique

Église et COVID-19 : à chacun de faire sa part

Le clocher d'une église.

Clocher d'une église

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La COVID-19 a considérablement changé mes pratiques religieuses, comme d’ailleurs aussi toutes mes habitudes de socialisation.

J’ai de plus en plus compris que cette adaptation est incontestablement une responsabilité à la fois collective et personnelle.

Aller à l’église fait partie de ma routine de fin de semaine. Depuis que la pandémie de COVID-19 a éclaté, cette routine a évolué au gré des mesures sanitaires provinciales et municipales en réponse aux vagues successives de cette maladie.

Au printemps 2020, quand les églises ont été obligées de fermer leurs portes, ma famille s’est tournée vers les services religieux diffusés à la télévision ou sur les réseaux sociaux.

Je reste impressionné par la rapidité avec laquelle nos paroisses se sont mises à cette forme de service, s’efforçant de sauver l’essentiel dans les circonstances.

Un prête levant un calice dans les airs devant un autel dans l'église.

En temps de COVID-19, des services religieux sont de plus en plus diffusés sur les médias sociaux.

Photo : Radio-Canada

L’expérience est devenue notre solution de rechange et nous avons instauré une certaine discipline pour que tout le monde, surtout les enfants, s’y intéresse, mais la pratique n’a jamais réussi à remplacer la présence en personne dans une église.

En juin, la province a autorisé les lieux de culte à retrouver une certaine normalité tout en réduisant leur capacité d’accueil habituelle.

Ce retour était un soulagement pour moi, même si à chaque entrée, nous devions nous soumettre à une vérification de température et nous inscrire pour faciliter le traçage.

C’était un pas d’espoir, même si nous devions aussi nous résigner à des services sans cette musique qui renforce la vitalité des célébrations.

Comme la pandémie se prolonge, de nouveaux resserrements ont été ajoutés, notamment pour respecter la limite à la capacité d’accueil.

Dans ma paroisse, par exemple, nous devons nous enregistrer des jours à l’avance pour être admis aux services. Ceux qui arrivent sans s’annoncer risquent tout simplement d’être renvoyés.

Ce n’est pas facile, surtout qu’en temps normal, nos églises se sentent parfois obligées de rappeler à leurs membres de ne pas oublier leur obligation dominicale.

Il reste que la résignation des fidèles que j’observe autour de moi depuis un an m’impressionne.

La controverse récente concernant l’église Grace Life, à Spruce Grove, me montre néanmoins que tout le monde n’accepte pas des contraintes, même pour l’intérêt commun.

Si j’en crois mon expérience, les tensions et les frustrations peuvent être minimisées si chacun fait sa part.

C’est sûr, les fidèles se fient beaucoup aux orientations de leurs leaders spirituels et aux assurances qu’ils leur donnent.

Cette relation détermine, à mon avis, la flexibilité à accepter ou non que leurs croyances sont compatibles avec les mesures imposées par les autorités civiles.

Face à une crise sanitaire qui a déjà mis à l’épreuve toutes les communautés de la planète, je trouve triste qu’en certains endroits, une telle coopération soit problématique.

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