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L’école en forêt dans la Première Nation de Timiskaming

Une femme parle avec des enfants autour d'une table de pique-nique dans les bois.

Bernita Wabie enseigne la langue algonquine aux élèves.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Apprendre en forêt : c’est ce que font quotidiennement les élèves de la maternelle de l’école Kiwetin, dans la Première Nation de Timiskaming.

Tous les après-midi, ils se rendent au bois pour parfaire leurs apprentissages en anglais, en français et en algonquin.

Mercredi, ils ont appris à faire cuire un pain banique enroulé sur une branche de bois, puis déposé au-dessus du feu. Plus tôt dans la semaine, ils ont aussi identifié les espèces d’oiseaux qui survolent la forêt et les essences d’arbres qui les entourent.

Deux enfants et une femme font griller du pain enroulé autour d'une branche.

Du pain grillé sur le feu, un délice que peuvent découvrir les élèves.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

C’est la mission de l’école forestière, explique leur enseignante, Meghan Côté.

L’avant-midi, nous sommes en classe, avec la programmation régulière. Dans l’après-midi, nous sommes en classe à l’extérieur, entre 13 h et 14 h 30. On fait plein d’activités. Parfois, ce sont des jeux libres. On ne les force pas à faire des activités; c’est de l’exploration. L’école forestière aide l’enfant à être autonome, à penser de manière critique et à développer des compétences sociales sans qu’un enseignant soit impliqué, décrit-elle.

Respecter la nature

Le projet École forestière a été mis en place dans la classe de maternelle en septembre 2019. Quotidiennement, les enfants de 5 ans sortent à l'extérieur après le dîner. Seule exception : lorsque la température est à -25 oC.

À travers leurs apprentissages, les enfants réalisent pourquoi il faut respecter la nature. Ils se familiariseront aussi avec les composantes de la forêt.

Ils construisent leur relation avec la nature de façon respectueuse. Souvent, en vieillissant, on ne se rend pas compte des impacts de nos gestes pour la forêt. L’objectif principal de l’école forestière, c’est de se dire que c’est important de bâtir cette relation avec la nature, tout ça dans le respect, ajoute l’enseignante Meghan Côté.

Meghan Côté parle avec quatre enfants.

Meghan Côté a reçu une formation pour pouvoir offrir ce type d’enseignement à ses élèves.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Meghan Côté a reçu une formation pour pouvoir offrir ce type d’enseignement à ses élèves. Elle affirme qu’ils sont toujours enjoués quand vient le temps de sortir à l'extérieur. Un lieu a été aménagé pour chaque classe de l’école. Tous les jours, une personne vient déneiger les sentiers et préparer un feu avant l’arrivée du groupe.

Une autre enseignante, Dayna Ball, ajoute que les apprentissages se poursuivent à l’extérieur. L’enseignement de la culture autochtone fait aussi partie du quotidien des enfants.

L’école forestière, c’est l’importance de jouer dehors et dans la nature, de grimper, d’explorer... Des fois, ils nourrissent les oiseaux. Ils ont commencé à mettre des pancartes pour savoir les différents types d’arbres et d’oiseaux que nous avons dehors. Ils apprennent aussi trois langues. Car on a le français aussi, explique Dayna Ball.

Et ils chantent, beaucoup. Dans les trois langues.

Une enfant mange du pain grillé en faisant un signe de pouce en l'air.

Destiny Bédard apprécie ses journées passées en classe forestière... et son pain grillé!

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La jeune Destiny Bédard, qui se débrouille très bien dans la langue française, apprécie ces moments dans la nature.

Je mange du pain banique, je joue dans la forêt... Je joue avec tout. Hier, nous avions des pneus pour jouer; c’est le fun. J’aime les arbres et les oiseaux, raconte Destiny Bédard, qui a 5 ans.

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