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COVID-19 : un mort et 70 cas annoncés par le Manitoba

Un module Epishuttle s'apprêtant à entrer dans une ambulance dans la cour du Centre des sciences de la santé de Winnipeg.

Un septuagénaire de Winnipeg est mort de la COVID-19, selon le bilan de jeudi.

Photo : Fournie / Melody Bishop

Radio-Canada

Un septuagénaire de Winnipeg est mort de la COVID-19, et 70 cas supplémentaires de la maladie ont été détectés, annoncent les autorités sanitaires du Manitoba jeudi.

Les cas annoncés jeudi portent à 31 657 le total de cas dans la province depuis le début de la pandémie. Le taux de positivité sur 5 jours s’établit à 4,3 % pour la province, et à 3,8 %, pour la région de Winnipeg.

Faits saillants :

  • 1206 cas actifs jeudi

  • 29563 personnes guéries à ce jour

  • 196 personnes à l’hôpital, dont 26 aux soins intensifs

  • Le nombre de décès attribuables à la COVID-19 est maintenant de 888.

Les cas actifs sont surévalués en raison des retards dans les vérifications nécessaires pour éliminer ces cas de la liste provinciale, parce que la santé publique s'occupe en priorité du traçage de contacts.

La province estime que les cas actifs ne le sont plus en grande majorité 10 jours après l’apparition des symptômes.

Nouvelles infections par région sanitaire :

  • Winnipeg : 31

  • Prairie Mountain : 0

  • Santé Sud : 2

  • Entre-les-Lacs et de l’Est : 7

  • Nord : 30

Depuis le début du mois de février 2020, 519 892 tests de dépistage ont été effectués, dont 2290 mercredi. Les enquêtes sur ces cas sont en cours et le public sera informé s’il existe un risque pour la santé publique.

La situation se stabilise à Pauingassi

La province a aussi annoncé que la situation relative à la transmission du virus dans la Première Nation Pauingassi s’est stabilisée. Les ordonnances strictes de santé publique pour cette communauté ont été levées, précise la province dans un communiqué.

Parallèlement, Garrison Sette, le grand chef de l’organisation autochtone Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), affirme que les Autochtones devraient eux-mêmes décider qui a droit en priorité à la vaccination contre la COVID-19.

Mercredi, le Manitoba a annoncé que les membres des Premières Nations nés le 31 décembre 1945 ou avant pourraient prendre rendez-vous pour se faire vacciner.

La responsable pour la santé publique de l'Équipe de coordination de la réponse à la pandémie dans les Premières Nations, la Dre Marcia Anderson, a affirmé que les gens seraient en mesure de se présenter comme Autochtones au début et qu’un système de vérification d’identité autochtone serait mis en place dans les prochaines semaines.

Respecter les droits autochtones

Le problème est complexe , mais ce n’est pas la faute des Premières Nations, soutient Garrison Settee.

Ça ne devrait pas être une entité externe qui définit qui on est, ajoute-t-il au cours d’une conférence de presse virtuelle concernant une mise à jour du déploiement de la vaccination dans les Premières Nations du nord du Manitoba.

Le gouvernement a été en mesure de nous diviser et de nous catégoriser avec son propre point de vue, mais pour nous, ça ne marche pas comme ça.

La Dre Anderson a déclaré mercredi que permettre aux peuples des Premières Nations de s'auto-identifier serait plus conforme aux droits autochtones et respecterait les façons dont la colonisation a servi à priver les Premières Nations de leurs droits.

Cependant, les gens pourraient abuser de ce système ouvert en revendiquant à tort l'identité des Premières Nations, a-t-elle ajouté. Les personnes qui revendiquent le statut de membre des Premières Nations, mais qui n'ont pas de carte de statut, peuvent, par exemple, utiliser la carte d'un proche, si elles en ont une.

Dans quelques semaines, cependant, des équipes spécialement formées pourront vérifier l’identité autochtone des personnes qui souhaiteront se faire vacciner, a assuré la Dre Anderson.

La question délicate de l’identité

Seuls les membres des Premières Nations qui ont 75 ans et plus sont actuellement admissibles à la vaccination. Les Inuit et les Métis sont regroupés avec le reste de la population.

Bien que les questions d'identité autochtone soient délicates, Garrison Settee estime que les personnes qui appartiennent à tous les groupes autochtones, qu'ils soient des Premières Nations inscrites ou non, des Métis ou des Inuit, devraient être celles qui prennent les décisions.

Nous savons qui nous sommes et nous connaissons notre identité, et je pense que la principale chose que nous devons faire est de nous assurer que le vaccin est adapté à tous ceux qui en ont besoin, justifie-t-il.

Ce n'est pas une question de politique pour moi, c'est une question du bien-être de notre peuple.

Avec des informations de Cameron McLean, CBC

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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