•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Caisse de dépôt affiche un rendement de 7,7 % en 2020, sous son indice de référence

Plan rapproché de Charles Émond en conférence de presse.

Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Charles Émond

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a conclu l’année 2020 avec un rendement de 7,7 %. Mais force est de constater qu’elle aurait pu faire bien mieux sans les contrecoups économiques de la pandémie sur son portefeuille immobilier.

Cette rentabilité représente 24,8 milliards de dollars. L’actif net du bas de laine des Québécois totalise désormais 365,5 milliards de dollars, en hausse de 117,5 milliards sur cinq ans. Le rendement annualisé sur la même période atteint 7,8 %.

Par rapport à son indice de référence, le rendement est inférieur de 1,5 %.

Cette sous-performance s’explique par le poids important des centres commerciaux et des immeubles de bureaux, frappés durement par les mesures de confinement à travers le monde.

Le portefeuille immobilier a ainsi chuté de 15,6 %. Ses investissements dans des infrastructures de transport, des aéroports notamment, ont aussi pesé lourdement dans les résultats.

Le portefeuille immobilier a été le plus frappé. C'est à peu près le trois quarts de l'explication. Mais il y a eu un équilibre qui nous permet d'avoir un rendement qui rencontre les besoins des déposants.

Une citation de :Charles Emond, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec

Au cours de l’année, a déclaré le président et chef de la direction de la Caisse Charles Emond, nous avons poursuivi la transition de ce portefeuille, incluant plusieurs acquisitions dans des secteurs d’avenir. La filiale Ivanhoé Cambridge se tournera dorénavant davantage vers des créneaux porteurs comme les secteurs industriel, logistique et résidentiel.

Résultats en demi-teinte pour les actifs réels

Tout n’est pas sombre, loin de là. Les placements privés – dans les technologies, les soins de santé et les services, entre autres – ont affiché une performance de 20,7 % en 2020.

Sur les marchés financiers, avec un rendement de 8,3 %, la CDPQ n’a pu profiter pleinement de la hausse spectaculaire des actions de nombreuses entreprises.

L'institution, qui se dit exposée de façon prédominante à des titres de plus faible volatilité, reconnaît sa sous-exposition aux titres technologiques, véritable locomotive des gains exceptionnels enregistrés dans les indices boursiers l'année dernière. Le S&P 500 a bondi de près de 70 % après le creux de mars grâce à une poignée de géants du web.

Notre portefeuille de marchés boursiers ne vise pas à répliquer l'indice, a expliqué Charles Emond, en insistant sur l'importance d'une approche complémentaire. C'est une question de dosage et d'élargir l'univers d'investissements. [...] Un portefeuille défensif en marchés boursiers, un portefeuille offensif en placements privés. On est arrivé au bon endroit au global.

Avec beaucoup de retard, l'investisseur institutionnel laisse néanmoins entendre qu'il corrige le tir depuis quelque temps. Il y a matière à s'améliorer, reconnaît M. Emond. [...] Je pense qu'on peut avoir une exposition additionnelle.

Le quotidien La Presse rapportait récemment qu’elle avait acheté ses premières actions (200 millions de dollars) dans Shopify, un fournisseur canadien de services pour le commerce en ligne et plus grande capitalisation à la Bourse de Toronto.

L'ancien premier vice-président aux investissements privés, Daniel Paillé, ajoute que la Caisse jouerait à un jeu dangereux si elle s'appuyait trop lourdement sur un titre ou un secteur particulier. Il faut la comparer avec du très long terme, insiste-t-il. Elle a fait sa job, c'est-à-dire de générer de la croissance pour ses déposants.

M. Paillé souligne d'ailleurs le rendement de 9 % dans les sources de revenu fixe : La Caisse a fait beaucoup mieux que le marché avec des taux d'intérêt complètement à terre.

Le virage de l'institution en faveur des activités de crédit privé en 2017 porte visiblement ses fruits, un segment plus performant que celui des obligations traditionnelles à long terme, selon elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !