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Tramway : le maire de Québec a une nouvelle proposition qu'il est prêt à soumettre

Le maire de Québec Régis Labeaume devant les médias.

Régis Labeaume, maire de Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La Ville de Québec a entre les mains une nouvelle proposition de tracé qu'elle souhaite présenter au gouvernement le plus tôt possible

Lors d'une conférence de presse jeudi matin, le maire a annoncé qu'il avait sollicité une rencontre avec le premier ministre pour reprendre le dialogue.

À quelques reprises, il a sous-entendu qu'il avait une proposition à faire au gouvernement. Si on n'était pas prêts, on n'aurait pas écrit au gouvernement, a-t-il affirmé en guise de réponse.

Le cabinet de la mairie confirme à Radio-Canada que la Ville a bel et bien une nouvelle offre à faire.

On est prêts. On sait exactement où on s'en va. On a de notre côté, tout ce qu'il faut pour régler et même régler très rapidement.

Une citation de :Régis Labeaume, maire de Québec

Il y a une semaine, le premier ministre François Legault a annoncé que son gouvernement allait présenter son propre projet de tracé. Depuis, le Bureau de projet du réseau structurant de la Ville de Québec a travaillé sur une nouvelle ébauche prête à être dévoilée.

Intervention du premier ministre

Le maire Labeaume estime qu'il est plus que temps que le premier ministre s'implique directement dans le projet.

Dans une lettre envoyée mardi en fin de journée, il sollicite une rencontre avec lui et le ministre des Transports, François Bonnardel, dans l'intérêt supérieur de la capitale nationale.

À un moment donné, il faut que le premier ministre s'implique. C'est le chef du gouvernement et, ultimement, ça doit retomber sur son bureau, a expliqué le maire de Québec.

La demande a rapidement été acceptée par le bureau du premier ministre, à condition que le maire rencontre d'abord le ministre des Transports, son interlocuteur depuis le début des négociations l'automne dernier.

Une lettre basée sur les compromis

Dans la lettre dont Radio-Canada a obtenu copie, le maire Régis Labeaume se dit prêt à faire des compromis à condition que ce soit le cas pour le gouvernement aussi. Il mise sur une base commune : les deux parties souhaitent un projet structurant.

Les échanges des dernières semaines sur le projet de réseau structurant se rejoignent sur ceci : vous et moi, nous souhaitons doter la région d'un réseau performant au bénéfice de l'ensemble des citoyens.

Une citation de :Extrait de la lettre de Régis Labeaume au premier ministre François Legault

Dans un vif plaidoyer, le maire a exhorté tout le gouvernement à faire preuve de prudence pour que le plus gros projet de l'histoire de la Ville de Québec ne soit pas bâti exclusivement sur des considérations politiques, mais essentiellement sur la science.

Il met en garde les deux parties de vouloir absolument et obstinément avoir raison.

Le maire rappelle que la relance économique ne peut pas seulement se faire à Montréal. La Ville de Québec doit avoir sa part du gâteau.

Caucus de Québec

Le premier ministre François Legault a révélé plus tôt cette semaine que c'est lors d'un conseil des ministres élargi que le projet a été rejeté. Le caucus des élus de Québec semble être à l'origine de ce refus.

Le maire de Québec ne souhaite pas commenter l'absence d'appui dans la région chez les députés de la CAQ. Moi, j'en appelle au premier ministre pour trouver une solution.

La ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale sera aussi présente lors de cette première rencontre. Il n'y a pas d'échéancier. Même si le maire est prêt à négocier dès maintenant, il devra vraisemblablement attendre que le gouvernement soit prêt à présenter son projet avant. Nous rencontrerons le maire le moment venu, quand nous serons prêts, a précisé la ministre Geneviève Guilbault.

Malgré tous les revirements des dernières semaines, le maire de Québec affirme avec conviction qu'il n'a, à aucun moment, eu envie de baisser les bras. Ce n'est pas mon genre, jamais, jamais, jamais, a-t-il répondu, avant d'ajouter : j'ai un peu plus de conviction que cela. On est fait fort.

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