•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce que le secteur de la technologie de l'Alberta veut voir dans le budget provincial

Dans les locaux de l'entreprise. Des bureaux à aires ouvertes avec des ordinateurs sur les bureaux et des personnes qui y travaillent.

La société Helcim souhaite attirer plus d'Albertains dans le secteur.

Photo : Helcim

Radio-Canada

Les entreprises du secteur de la technologie de l'Alberta souhaiteraient voir des mesures spécifiques dans le budget de la province présenté jeudi, afin de leur permettre de rester compétitifs. Parmi les mesures réclamées figurent les programmes de recyclage professionnel, les incitations pour les investisseurs et la prévention de la « fuite des cerveaux » vers les États-Unis.

Même si ce secteur a connu une année exceptionnelle durant la pandémie, les incitatifs fiscaux et l'ajustement des mesures fiscales sont des domaines majeurs où le gouvernement provincial pourrait énormément améliorer les chose afin de s'assurer que les entreprises restent dans la province.

L'Alberta doit être un endroit compétitif pour investir, car, pour le moment, les autres provinces font un meilleur travail pour l'intérêt des investisseurs, explique Vince O'Gorman, PDG de Vog App Developers, une entreprise de développement d’applications mobile de Calgary.

La fuite des cerveaux vers d'autres pays, comme les États-Unis, est l’un des autres problèmes importants auxquels il faut faire face, selon lui.

Les incitations fiscales réclamées permettraient aux entreprises d'attirer et de retenir les travailleurs qualifiés nécessaires pour développer l'industrie en Alberta, dit Vince O'Gorman.

Helcim, une société de paiement en ligne établie à Calgary, souhaite mettre l'accent sur la formation et les programmes de recyclage professionnel des Albertains afin de les attirer dans le secteur.

Son PDG, Nicolas Beique, espère que le gouvernement va continuer à soutenir l’enseignement postsecondaire et leurs formations accélérées pour les développeurs, les scientifiques de données ou encore les analystes financiers.

Nous pensons que le gouvernement doit créer une voie financière claire pour que les personnes plus âgées puissent accéder à des programmes de recyclage tout en aidant les entreprises émergentes à embaucher plus de talents expérimentés, explique Marjorie Junio-Read, la directrice financière d’Helcim.

Besoin d'un coup de pouce

Le Conseil canadien des innovateurs (CCI), qui défend les intérêts du secteur, a demandé à l'Alberta d'étudier des piliers clés pour ce budget : garantir l'accès aux capitaux, aux marchés et aux talents, tout en créant un cadre solide pour retenir les entreprises prometteuses en Alberta.

Le CCI a demandé au gouvernement d'utiliser le budget pour fournir un financement stratégique à des entreprises spécifiques dont les concepts ont fait leurs preuves. Il réclame aussi des investissements dans le recyclage professionnel et le perfectionnement des travailleurs.

Tout type d'investissement ou de financement doit vraiment être associé à des paramètres et s'assurer qu’il créera de la valeur pour la province, explique Benjamin Bergen, directeur général du CCI.

Selon lui, de nombreux gouvernements ont eu du mal à réussir cela dans le passé, non seulement en Alberta, mais à l'échelle nationale.

L’Alberta, une nouvelle joueuse

L'Alberta est maintenant une nouvelle joueuse dans le domaine de la technologie et de l'innovation, avait déclaré le ministre Doug Schweitzer peu après avoir été nommé.

Le secteur de la technologie a été l’une de ses préoccupations personnelles au cours des mois qui ont suivi.

Le secteur a été une des valeurs sûres pendant la pandémie, puisque de nombreuses entreprises ont enregistré une croissance de leurs revenus et de leur personnel.

Cependant, les entreprises ont averti les décideurs politiques que le succès pouvait être précaire et ne serait pas durable sans le soutien d'une politique efficace.

Dommages collatéraux

Parfois, les mesures du gouvernement provincial causent des dommages, selon le Conseil canadien des laboratoires indépendants.

Celui-ci affirme que les laboratoires privés de l'Alberta perdent 10 millions de dollars par an en affaires au profit d'un programme appelé InnoTech, qui est géré en tant que filiale de l'agence gouvernementale Alberta Innovates.

Ce programme utilise sa position privilégiée sur le plan fiscal pour couper l'herbe sous les pieds des entreprises du secteur privé. Actuellement, il fournit essentiellement des tests moins chers que le secteur privé, affirme Tony Araujo, président du conseil.

Il s'agit de concurrence déloyale.

Une citation de :Tony Araujo, président du Conseil canadien des laboratoires indépendants.

Les 90 laboratoires que représente le Conseil en Alberta ne souhaitent pas de réductions d'impôt ou d'incitatifs pour les investisseurs. Ils veulent simplement que le gouvernement arrête cette concurrence déloyale sur les contrats, dit-il.

Le fait qu'InnoTech Alberta soit là sur le chemin décourage en fait l'innovation des entreprises du secteur privé.

Avec les informations d’Elise von Scheel.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !