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Les restaurants de la Saskatchewan veulent limiter les frais des applications de livraison

Une personne porte un sac de livraison d'un restaurant.

Les commissions prises par les applications de livraison atteignent près de 30 %. (archives)

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada

Plusieurs restaurateurs de la province souhaitent que les frais de livraison des applications comme Uber Eats et DoorDash soient plafonnés à un montant plus raisonnable pour leur permettre de survivre à la pandémie de COVID-19.

Certains ont déjà dû mettre la clé sous la porte par manque de rentabilité. C’est le cas du restaurant végétalien Güd Eats, dans le centre-ville de Regina, après seulement un an d’ouverture.

Le propriétaire du restaurant, Chris Cole, explique que les commissions prises par les applications de livraison sont astronomiques, atteignant près de 30 % dans certains cas, et ont contribué à leur fermeture.

Je pense que c'est absolument du vol que ces applications prennent de 25 % à 30 % des revenus bruts d'un restaurant.

Chris Cole ne serait pas le seul à se retrouver dans une telle situation. Un récent rapport de Restaurants Canada estime que 10 % de tous les restaurants du pays ont fermé depuis la pandémie, tandis que près de la moitié continuent de perdre de l’argent.

Il y a des familles ruinées, des vies ruinées, des propriétaires d'entreprise ruinés. Nous avons besoin d'aide, et je n'ai pas l'impression que nous obtenons cette aide.

Une citation de :Chris Cole, propriétaire de Güd Eats

En Saskatchewan, 80 % des restaurants sont des entreprises familiales.

Le président-directeur général de l'Association des hôteliers de la Saskatchewan, Jim Bence, affirme que de nombreux restaurants ressentent la pression exercée sur les applications en raison de la pandémie de COVID-19, car les repas à l'intérieur des établissements sont actuellement limités.

C'est une vraie relation amour-haine. D'une part, s'ils ne sont pas dans les applications, leurs concurrents le seront. Mais d'un autre côté, ils doivent payer des commissions très élevées, et c'est là que leurs marges s'évaporent et qu'il ne leur reste plus rien, explique M. Bence.

La porte-parole en matière d'économie du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, Aleana Young, a récemment demandé au gouvernement provincial de faire un geste envers les restaurants qui souffrent, comme cela a été fait en Colombie-Britannique et en Ontario.

Le NPD suggère un plafonnement des commissions à 15 %, au lieu de celles de 25 à 30 % que les entrepreneurs payent en ce moment.

Le gouvernement provincial a pour l’instant instauré un programme d’aide financière permettant aux entreprises de récupérer 50 % des commissions des applications pendant 6 mois, jusqu'à 6000 $.

Toutefois, une aide financière n’est pas suffisante pour véritablement sortir les nombreux restaurants de la province de leurs dettes, selon Chris Cole. Ce dernier souhaite que la population se rende compte des frais de commissions supplémentaires lors d’une livraison et commence à commander directement dans les restaurants.

Avec les informations de Mickey Djuric

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