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Retour au jeu de la OHL : près de 150 joueurs signent une pétition

Un joueur fait rebondir une rondelle sur la palette de son bâton.

La Ligue de hockey junior majeur de l'Ontario est à l'arrêt depuis bientôt un an.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Les joueurs de la Ligue de hockey junior majeur de l'Ontario (OHL) en ont ras le bol d'attendre. Dépassés par les délais entourant l'approbation d'un plan de retour au jeu, près de 150 d'entre eux ont signé une pétition qu'ils ont transmise aux dirigeants du circuit et au gouvernement provincial pour exprimer leur mécontentement.

La OHL est la seule ligue de hockey junior majeur au pays à ne pas avoir de plan approuvé pour la reprise de ses activités.

Au Québec et dans les Maritimes, les équipes de la LHJMQ ont disputé entre 13 et 28 matchs alors que dans l'ouest du pays, la WHL lancera finalement sa saison vendredi.

Toutes les autres ligues ont réussi à revenir au jeu alors pourquoi n'y arrivons-nous pas?, se demande Andrew Perrott, un défenseur de l'Attack d'Owen Sound, dans l'Ouest ontarien.

L'athlète de 19 ans est l'instigateur de la pétition (Nouvelle fenêtre). Au départ, il avait écrit une lettre dans laquelle il résumait les états d'âme de ses coéquipiers en lien avec l'incertitude entourant le sort de la saison en Ontario. Ces derniers l'ont lue et ont incité Andrew Perrott à la diffuser.

En 24 heures, 146 joueurs de la ligue ont signé une pétition, qui a été envoyée au premier ministre Doug Ford, à la ministre du Sport Lisa MacLeod, au commissaire de la OHL David Branch et à la ministre de la Santé Christine Elliott, raconte le principal intéressé. Le but était surtout de les sensibiliser à l'importance d'une saison pour nous, les joueurs.

Dans sa lettre, Perrott cite des joueurs anonymes de la OHL qui disent avoir perdu toute motivation, se sentir déprimés et anxieux.

La lettre a depuis été rendue publique (Nouvelle fenêtre) sur les réseaux sociaux. La pétition peut aussi être consultée en ligne. Elle cumulait plus de 1700 signatures au moment d'écrire ces lignes.

Entre les mains de la OHL et du gouvernement

La ministre Lisa MacLeod s'entretient avec des journalistes.

La ministre ontarienne du Sport, Lisa MacLeod (archives)

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le bureau de la ministre du Sport de la province a répondu, jeudi, qu'il continuait de travailler avec les dirigeants de la Ligue de hockey junior majeur de l'Ontario, sans donner plus de détails.

La ministre Lisa MacLeod avait indiqué vendredi que la santé publique trouvait que les plans de retour au jeu soumis jusque-là par la OHL n'étaient pas assez élaborés.

Mme MacLeod espérait que la ligue puisse s'inspirer des exemples de la Ligue nationale de hockey (LNH) et de la Ligue américaine (LAH) qui ont eu l'autorisation de revenir au jeu en Ontario.

Je pense qu'ils partagent la responsabilité. Je pense que la ligue doit soumettre une proposition qui remplit tous les critères de la santé publique […] et le gouvernement doit reconnaître que notre proposition sera peut-être différente de celle des autres. La LNH a évidemment beaucoup plus de ressources, dit Andrew Perrott.

La OHL a fait parvenir une déclaration à Radio-Canada, jeudi. La ligue partage le désir des joueurs de disputer une saison 2020-21 dès que possible. C'est pour cela que nous continuons de travailler avec le gouvernement, nous a-t-on indiqué.

Le mois de mars approche. Nous n'aurons probablement pas plus de 24 matchs, mais je pense qu'à ce point-ci, les joueurs sont prêts à n'importe quoi si ça signifie qu'on peut jouer au hockey.

Une citation de :Andrew Perrott
Des milliers de spectateurs célèbrent un but pendant que les joueurs se félicitent lors d'un match l'an dernier.

Les activités de la OHL sont suspendues depuis le 11 mars 2020.

Photo : Valerie Wutti / 67's d'Ottawa

Contrairement à la plupart de ses coéquipiers de l'Attack d'Owen Sound, Andrew Perrott, un défenseur de 19 ans, a la chance de jouer au hockey à l'heure actuelle. Ses services ont été prêtés à une équipe de deuxième division en Slovaquie.

Je suis très reconnaissant de la situation dans laquelle je me trouve. J'ai la chance de jouer […] mais je parle avec mes coéquipiers tous les jours. Je les entends parler des difficultés qu'ils traversent et ça m'attriste parce que ce sont mes frères. Entendre leurs histoires et leurs difficultés m'a en quelque sorte amené à faire tout cela.

Je ne peux même pas dénombrer le nombre de ''mercis'', de ''je me sens comme ça aussi'', de ''j'ai du mal aussi'' que j'ai reçus. Ça fait du bien à entendre, mais ça fait aussi mal parce que ce sont mes collègues, mes coéquipiers, mes frères. Ils sont en difficulté.

Une citation de :Andrew Perrott

Son coéquipier Ethan Burroughs, aussi signataire de la pétition, n'a pas la chance de jouer ces jours-ci. L'athlète de 17 ans est admissible au repêchage de la LNH en 2021 et reconnaît que les derniers mois ont été difficiles.

Cela a un impact sur la santé mentale de beaucoup d'entre nous, les jeunes adolescents. Nous essayons de trouver un sens à notre vie. Le hockey, ça représente tout pour nous. Nous voulons y revenir le plus vite possible, confie-t-il au téléphone.

C'est assurément une année importante, mais pas seulement pour moi. Certains des joueurs les plus vieux ne pourront plus jouer (dans la OHL) si cette saison n'a pas lieu, ajoute Ethan Burroughs.

Brian Gill, de la firme Maloney & Thompson, représente un bon nombre de joueurs dans la OHL. Il garde espoir que la saison 2020-2021 puisse être sauvée.

Il doit y avoir une façon de faire. La ligue du Québec a réussi. La ligue dans l'Ouest a récemment répondu aux attentes du gouvernement. Il n'y a pas de raison que ces informations ne soient pas partagées afin que l'Ontario profite des mêmes chances d'avoir une saison.

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