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Un musée demande l’aide du public pour identifier d’anciens pompiers

Une vingtaine de personnes, dont trois femmes au premier plan.

Cette photo d'une bridage de pompiers composée de personnes noires d'Halifax est exposée au Musée de l'Armée de la Citadelle d'Halifax.

Photo : Gracieuseté Musée de l'Armée de la Citadelle d'Halifax

Radio-Canada

Une ancienne photographie d’une brigade de pompiers entièrement composée de Noirs à Halifax durant la Deuxième Guerre mondiale entraîne des internautes à tenter d’identifier ces 16 hommes et trois femmes.

Les trois jeunes femmes portent une robe sous leur manteau long et les hommes, de tout âge, portent un complet ou un uniforme. Les femmes tiennent chacune une pompe reliée à un boyau. Toutes ces personnes portent un brassard indiquant qu’elles se sont portées volontaires pour protéger leur communauté en cas d’incendie.

La photographie fait partie d’une exposition du Musée de l’Armée au lieu historique national de la Citadelle d’Halifax. L’histoire de cette photographie est incomplète sans les noms des pompiers volontaires, explique la directrice des collections du musée, Chara Kingston. Elle a demandé l’aide du public sur les médias sociaux, cette semaine, dans l’espoir de les identifier.

Chara Kingston tient la photo en main.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Chara Kingston est responsable des collections au Musée de l'Armée, un organisme sans but lucratif situé au lieu historique de la Citadelle d'Halifax.

Photo :  CBC / Elizabeth Chiu

On estime que la photographie remonte à 1943 et qu’elle a été prise le long de la rue qui s’appelle Buddy Daye de nos jours. À l’époque, les résidents de la ville connaissaient le rationnement de la nourriture, ils entendaient des sirènes d’alerte et ils craignaient que les combats finissent par s’étendre à leur ville portuaire.

C’était aussi une époque de ségrégation raciale.

Missy Searl, résidente d’Eastern Passage et ancienne employée du musée, a immédiatement remarqué une ressemblance familiale chez l’une des trois femmes, celle qui porte un manteau blanc. Elle dit que son oncle Wayne Adams lui a confirmé qu’il s’agissait de sa grand-tante Pearl.

Pearl Brown devait être un début de la vingtaine au moment où la photographie a été prise. Mme Searl souligne que c’était une belle surprise pour elle de voir sa grand-tante si jeune.

Missy Searl.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Missy Searl a voulu en savoir plus sur la photo de la bridage de pompiers noirs d'Halifax pendant la Seconde Guerre mondiale.

Photo :  CBC / Elizabeth Chiu

Selon le président de la société historique des services d’incendie d’Halifax, Jeff Brown, cette brigade civile faisait partie d’une unité créée par le gouvernement fédéral par précaution en cas de raid aérien. L'unité nommée Air-Raid Precautions Group a été active de 1939 à 1945.

À Halifax, deux capitaines donnaient la formation nécessaire à ces brigades. Jeff Brown affirme que les civils qui se sont portés volontaires pour protéger leur communauté doivent être reconnus à juste titre.

Cyril Clayton, adjudant-chef à la retraite et membre du conseil d’administration du musée, a aussi cherché à identifier les pompiers volontaires à l’insu du personnel du musée. Il dit qu’il s’agissait de la bridage 7 de la section E.

Des photos, des documents et des casques militaires.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La photo de la brigade et d'autres objets anciens sont utilisés pour une exposition sur l'engagement citoyen.

Photo :  CBC / Elizabeth Chiu

Missy Searl a annoncé la découverte de sa grand-tante sur Facebook. Elle dit qu’une amie lui a signalé qu’un membre de sa propre famille figure aussi sur la photographie.

Chara Kingston espère mettre en contact les descendants de toutes les personnes apparaissant sur la photographie.

Ce serait merveilleux, ajoute Missy Searl qui dit ressentir une grande fierté. Elle comptait déjà un arrière-grand-père membre de l’unique bataillon noir de l’histoire militaire canadienne, le No. 2 Construction Battalion. Elle est fière d’apprendre qu’une autre de ses ancêtres a aussi fait preuve de courage à l’époque.

D’après un reportage d’Elizabeth Chiu, de CBC

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