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Hausse des ventes de maisons : la génération Y prend d'assaut le marché immobilier

Une pancarte où il est écrit « vendu » devant une maison.

Selon un représentant de Royal LePage, on prévoit une croissance de 9 % du prix des maisons à Vancouver pour 2021.

Photo : CBC/Ben Nelms

Radio-Canada

Alors que les ventes de maisons en 2021 dépassent les attentes de l'industrie, un sondage laisse entendre que de nombreux millénariaux se préparent à acquérir un bien immobilier. Les possibilités d'emprunt à taux réduit, le travail à domicile et l'augmentation de leurs économies en seraient les causes.

Ayant grandi à Tsawwassen, dans le sud de la Colombie-Britannique, Ashley Bell et Brock Ranata avaient tous deux entendu parler de Southlands, un ensemble immobilier de 530 acres avec des maisons, des terres agricoles et des champs près du parc régional de Boundary Bay.

Ils n’avaient cependant jamais sérieusement envisagé d'y vivre jusqu'à ce que la pandémie change radicalement leur vie quotidienne.

En novembre, ils ont dit adieu à leur location dans le quartier de Fairview et ont acheté une maison de ville dans le lotissement de Southlands avec l'aide de leurs parents.

On vivait dans un appartement d'une chambre à coucher à Vancouver et on travaillait littéralement à quelques centimètres l'un de l'autre, pendant huit heures par jour, raconte Ashley Bell, 36 ans.

Avant la pandémie, le couple cherchait à acheter un appartement dans le centre de Vancouver, mais le fait de travailler à la maison l'a plutôt incité à élargir ses critères de recherche.

Et il semble ne pas être le seul.

Sondage : la génération Y achète ou cherche à acheter

Bien que la pandémie ait initialement provoqué un effondrement des ventes de maisons, les économistes et les spécialistes de l'immobilier affirment que les chiffres de 2021 ont déjà dépassé les attentes.

Dans un sondage réalisé entre le 29 décembre 2020 et le 8 janvier 2021 auprès de 2000 Canadiens âgés de 25 à 35 ans, Royal LePage a découvert que 240 d'entre eux avaient acheté une maison pendant la pandémie. L'enquête a aussi révélé que 600 autres personnes prévoyaient d'acheter une maison dans les deux prochaines années.

Les données ne permettent peut-être pas de connaître le nombre de personnes interrogées dans chaque région, mais 65 % des personnes interrogées en Colombie-Britannique ont déclaré qu'elles avaient l'intention d'acheter une maison dans les cinq prochaines années.

C'est un marché local [...] axé sur les résidences principales, dit Adil Dinani, représentant commercial de Royal LePage West Real Estate Services dans le Grand Vancouver. Les gens achètent pour y vivre, pas pour faire des bénéfices ou pour spéculer.

Et, si plus de la moitié des répondants de la Colombie-Britannique ont déclaré qu'ils choisiraient de vivre dans une ville, ils sont encore plus nombreux (63 %) à dire qu'il est important que leur employeur leur permette de travailler à distance.

Vers une normalisation du travail à domicile?

Pour beaucoup, cet achat semble être un pari sur l'avenir de la province après la pandémie, certains misant sur le fait que les protocoles de télétravail resteront en place.

Certaines personnes pensent que nous travaillerons toujours à la maison. Mais ce n'est peut-être pas le cas, affirme Brian Yu, économiste en chef adjoint de la Central 1 Credit Union.

Je pense que certaines entreprises voudront que leur personnel retourne au bureau une fois la pandémie terminée, ajoute M. Yu.

L'entreprise a également constaté que, malgré la multiplication des pertes d'emploi, les répondants de la Colombie-Britannique avaient une vision relativement optimiste de leurs finances. Plus de 70 % d'entre eux se disent confiants pour ce qui est leurs perspectives financières personnelles à court et à long terme.

La Banque du Canada surveille attentivement les ventes de maisons

Ce pic semble refléter un rebondissement national, que la Banque du Canada considère comme les premiers signes d'une surchauffe du marché immobilier.

De nombreux Britanno-Colombiens cherchent à tirer parti des faibles taux hypothécaires et de l'augmentation de leur épargne pour acheter une propriété, comme cela a été le cas pour Brock Renata et Ashley Bell.

C'est vraiment plus agréable de voir les taux d'intérêt des prêts hypothécaires au niveau où nous les avons obtenus, dit Brock Ranata.

On nous donne presque l'argent, ajoute-t-il.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, se montre cependant plus prudent, affirmant que la banque centrale voit les premiers signes d’achats basés uniquement sur la possibilité que les prix vont augmenter.

Dans ce monde où les prix sont bas depuis longtemps, il y a des risques que le secteur immobilier s'emballe. C'est donc quelque chose que nous allons examiner très attentivement, a-t-il déclaré devant les chambres de commerce de Calgary et d'Edmonton.

Avec les informations d’Ethan Sawyer

Méthodologie : La firme Léger a mené un sondage pour le compte de Royal LePage entre le 29 décembre 2020  et le 8 janvier 2021 et a enquêté auprès de 2000 Canadiens à partir d’un panel en ligne. Une marge d’erreur ne peut être calculée sur un échantillon non probabiliste comme celui-ci.

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