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Un premier centre de vaccination dans une communauté micmaque en Nouvelle-Écosse

Bob Gloade se fait vacciner.

Le chef de la communauté micmaque de Millbrook, Bob Gloade, a reçu son vaccin contre la COVID-19 mercredi.

Photo :  CBC / Patrick Callaghan

Radio-Canada

La communauté micmaque de Millbrook a lancé mercredi son centre de vaccination, qui servira de prototype pour les autres groupes autochtones de la province.

J’étais très excitée, je me sens protégée , affirme Patsy Paul-Martin, une aînée micmaque qui a été parmi les 30 premières à recevoir une dose du vaccin mercredi.

Un autre groupe de 170 personnes de la communauté recevra le vaccin jeudi, qui est réservé pour l’instant aux 55 ans et plus.

Le chef de Millbrook, Bob Gloade, avait hâte d’être vacciné.

Cela me donne l’occasion de voir les choses différemment, estime-t-il, en ajoutant qu’il est heureux de la protection que cela confère pour sa famille et sa communauté.

M. Gloade se dit également satisfait de la collaboration qui a eu lieu entre les autorités de la santé publique et les leaders autochtones pour mettre sur pied ce premier centre.

Défi logistique

Le médecin Beau Blois, qui pratique à Millbrook, a injecté les vaccins, une tâche somme toute facile d’un point de vue médical.

Le Dr Beau Blois.

Le Dr Beau Blois est médecin dans la communauté micmaque de Millbrook en Nouvelle-Écosse.

Photo :  CBC / Patrick Callaghan

Les défis sont venus de la planification et de la logistique. Il fallait transmettre l’information à la population, les aider au besoin pour les transporter sur les lieux de la clinique et s’assurer qu’il n’y avait pas de pertes des précieuses doses.

Je lève mon chapeau à nos administrateurs qui ont travaillé sans relâche, souligne le Dr Blois. Moi, je ne fais que mettre une aiguille dans le bras de quelqu’un et m’assurer qu’il n’a pas de réaction!

La prochaine étape sera d’organiser l’administration de la seconde dose d’ici quelques semaines et défendre la vaccination des moins de 55 ans auprès des décideurs.

Les maladies chroniques sont plus fréquentes dans les communautés autochtones selon le Dr Blois et cette population est plus à risque de complications sévères de la COVID-19.

Des infirmières du centre se rendront dans les prochaines semaines dans la communauté de Sipekne’katik pour en mettre un autre en place à cet endroit.

Avec les informations de Brooklyn Currie de CBC

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