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Décès de Louise Marie Akiki; la communauté des immigrés francophones en deuil

Une femme porte des lunettes et regarde la caméra.

Louise Marie Akiki est décédée le 10 février à Winnipeg, où elle s'était réfugiée après le massacre de sa famille en République démocratique du Congo. (archives).

Photo : Radio-Canada

Alexia Bille

La réfugiée congolaise Louise Marie Akiki s’est éteinte à Winnipeg le 10 février à l’âge de 66 ans après avoir donné sa vie pour aider les autres. Celle que l’on appelait aussi Mama Akiki avait une fille et 62 enfants adoptifs, et était également la présidente du Club des aînés de l’Accueil francophone.

Son décès a été un véritable choc pour de nombreux membres de la communauté des immigrés francophones. Elle va nous manquer, on a besoin de gens comme elle, a confié son amie, Oumou Diarra.

Mme Diarra dit que Louise Marie Akiki avait toujours le sourire et la volonté d’être utile aux autres. En dépit des difficultés, de sa santé et de ses problèmes pour se déplacer, elle avait toujours cette joie de vivre. Elle oubliait sa peine pour s’occuper des autres, raconte-t-elle.

Elle avait toujours la porte grande ouverte pour les aînés isolés dont les enfants étaient occupés à chercher du travail, par exemple, poursuit Oumou Diarra. Elle s’est battue pour que ces personnes immigrées qui ne connaissent personne puissent sortir de chez elles, être productives et discuter avec d’autres personnes.

Elle faisait tout pour que les aînés ne ressentent pas le manque de leur pays, de leur maison d’origine.

Une citation de :Oumou Diarra, amie de Louise Marie Akiki

Avant son arrivée au Manitoba, Louise Marie Akiki avait ouvert une école, une clinique et un orphelinat en République démocratique du Congo avec son mari. Mais, en 2003, ses parents, son mari, ses beaux-parents ainsi qu’un grand nombre d’orphelins ont été massacrés à cause d’un conflit ethnique.

Après avoir provisoirement trouvé refuge en Ouganda avec 23 de ses enfants adoptifs rescapés, Mme Akiki a entamé une procédure pour quitter le pays. En 2011, elle a immigré à Winnipeg avec seulement huit d'entre eux.

Elle a prouvé aux gens qu’on pouvait recommencer sa vie et vivre en communauté avec les autres, ajoute Mme Diarra.

Mama Akiki a passé toute sa vie à essayer de faire venir ses autres enfants au Canada. En 2016, neuf de plus sont venus la rejoindre, et les six derniers sont arrivés en janvier, réalisant son souhait de toujours, peu de temps avant sa mort.

Avec les informations de l'émission L'Actuel

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