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Mandat de grève générale illimitée pour plus de 5000 enseignants de l'Outaouais

Suzanne Tremblay se tient debout devant une banderole de manifestation.

Suzanne Tremblay est la présidente du Syndicat des enseignants de l'Outaouais (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Les enseignants des centres de services scolaires au Coeur-des-Vallées, des Draveurs et des Portages-de-l’Outaouais ont voté en faveur d’un mandat de grève générale illimitée tard mercredi soir.

Le mandat de grève a été favorisé par 92 % des enseignants. Je pense que ça démontre plusieurs choses, c’est fort, a lancé la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO), Suzanne Tremblay en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

Ça démontre la détresse des enseignants et enseignantes. Ça démontre aussi l’épuisement qu’on vit dans le réseau à l’heure actuelle, a soutenu Mme Tremblay.

La grève pourrait être déclenchée le 31 mai prochain. On a encore du temps devant nous, on est disponible pour négocier, a-t-elle dit. On veut opérer un déblocage aux tables de négociations.

Selon le Syndicat, il incombe au gouvernement de prendre les choses en main afin d’éviter le déclenchement de la grève. Il n’y a pas un enseignant et une enseignante qui a le goût de finir son année en grève générale illimitée.

On parle de délestage dans le réseau de la santé, mais les enseignants et les enseignantes aussi ne sont plus capables de répondre aux besoins des élèves en difficulté à l'intérieur de leur classe.

Une citation de :Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Les membres du SEO, qui compte près de 5500 membres, sont sans convention collective depuis mars 2020.

Ils dénoncent entre autres la lenteur des négociations avec le gouvernement de François Legault. Le SEO réclame aussi une bonification du salaire de ses membres et la reconnaissance de leur expertise.

Les enseignants et enseignantes sont prêts à négocier, mais ne sont pas prêts à négocier n'importe quoi, a fait valoir Mme Tremblay. Ce qu’on souhaite, c’est améliorer nos conditions de travail, qui sont les conditions d'apprentissage des élèves, et aussi améliorer nos conditions salariales.

En janvier dernier, ce sont des enseignants de la Commission scolaire Western Québec qui ont voté à 95 % en faveur d’un mandat de grève de 5 jours.

Au début du mois, les membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) du milieu éducationnel, dont le centre de services scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSSHBO) fait partie, ont voté en faveur du mandat de cinq journées de grève.

Le président du Syndicat du personnel de l'enseignement des Hautes-Rivières, Daniel Boisjoli, qui représente les enseignants du CSSHBO, a expliqué que ces journées de grève seront déclenchées au moment opportun.

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