•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La proportion de Canadiens qui dorment mal a doublé avec la pandémie

Une femme souffre d'insomnie.

La pandémie pourrait nuire à votre sommeil, indique une étude.

Photo : iStock

Ils sont peu nombreux ceux et celles qui ont dormi d'un sommeil paisible au cours des derniers mois. La pandémie qui perdure risque d'avoir des effets sur la santé physique et psychologique des Canadiens éprouvant des troubles du sommeil comme l'insomnie.

De plus en plus de chercheurs mesurent l'ampleur du manque de sommeil provoqué par le stress chez plusieurs ou par l'absence de routine chez d'autres.

Le psychologue Roger Godbout le constate également à la clinique du sommeil de l’Hôpital Rivière-des-Prairies et même auprès de ses étudiants au Département de psychiatrie à l'Université de Montréal.

« Déjà, on sait qu'il y a environ de 25 à 30 % des Canadiens qui se plaignent de leur sommeil en temps normal [...] Après un an de pandémie, après avoir subi les contraintes qui viennent, qui vont, qui se transforment, cette proportion-là augmente à 40-50 %. »

— Une citation de  Roger Godbout, professeur titulaire au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal

Les constats sont similaires dans une enquête pancanadienne menée auprès de plus de 5000 répondants : 10 % d'entre eux ont indiqué avoir augmenté leur consommation de somnifères.

« C'est inquiétant si on tient compte des risques potentiels de développer une tolérance, une dépendance, qui fait en sorte qu'on a besoin de doses plus fortes pour avoir les mêmes effets à long terme. »

— Une citation de  Rebecca Robillard, professeure à l'École de psychologie de l'Université d'Ottawa

La pandemie affecte le sommeil d'un Canadien sur deux

La crise sanitaire est exceptionnelle, mais elle perdure. Depuis des mois, l'insomnie prive les gens de sommeil, engendre du stress et de la fatigue. L'horloge biologique de plusieurs personnes est déréglée.

Cette horloge qui est très influencée par notre exposition à la lumière, nos interactions sociales, deux facteurs qui sont très affectés en ce moment, explique Rebecca Robillard. Pour tenter de mettre fin au décalage des heures de sommeil et améliorer la qualité du sommeil, il y a aussi la routine.

Lorsque le psychologue Roger Godbout intervient auprès de gens qui dorment moins bien, il tente d'abord de leur donner une routine et des points d'ancrage dans le temps.

Paradoxalement, certaines personnes profitent du confinement et du télétravail pour récupérer. Ceux-là qui normalement manquent de sommeil à cause du transport par exemple dorment plus qu'avant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !