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219 Provencher : après la mobilisation, place aux actions

Le conseil municipal adopte à son tour, jeudi, une résolution permettant de sauver le Jardin des sculptures.

L'hôtel de ville de Saint-Boniface vue de haut.

En novembre 2019, la Ville de Winnipeg a publié un appel d’offres pour la vente du bâtiment situé au 219, boulevard Provencher, ainsi que pour l’ancienne caserne de pompiers, située au 212 de la rue Dumoulin.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

Des membres de la communauté francophone continuent leur mobilisation et préparent des actions pour tenter d’assurer la préservation de leur patrimoine malgré la vente de l’ancien hôtel de ville et de l’ancienne caserne de pompiers de Saint-Boniface à Manitoba Possible.

Des représentants de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), de la Maison des artistes visuels francophones ainsi que des citoyens ordinaires se sont rencontrés pour former un comité dont le but sera de développer un plan d’action de mobilisation citoyenne.

On a lancé un sondage pour voir si des gens sont prêts à contribuer et participer à des campagnes [pour envoyer des] lettres, sur les réseaux sociaux. On est aussi en train de songer à une campagne de financement, assure Carole Freynet Gagné, l’une des membres du comité.

Le sondage, hébergé sur le site de la SFM, est en ligne depuis mardi. Il va servir à comprendre un peu plus où la communauté veut aller avec ça. Il va donner une orientation aux actions futures, ajoute le directeur général d'Entreprises Riel, Normand Gousseau, lui aussi impliqué.

Mobiliser au-delà des frontières

L’ambition de ces militants est grande puisqu’ils veulent rallier d’autres francophones à leur cause. On veut faire une mobilisation nationale et faire comprendre le dossier au-delà des frontières du Manitoba et rejoindre d’autres luttes de gens qui veulent protéger le patrimoine, développe Carole Freynet Gagné.

Pour ce faire, les personnes impliquées souhaitent profiter du Mois de la Francophonie, en mars, pour garder l'élan et l’intérêt des gens pour le dossier, ajoute-t-elle.

Une pancarte indiquant Pas à vendre est accrochée à une barrière devant l'ancienne mairie de Saint-Boniface.

Des habitants du quartier ont installé une pancarte pour montrer leur opposition à la vente de l'ancienne mairie de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Les membres insistent sur le fait que leur message n’est pas contre Manitoba Possible. On veut être accueillant parce qu’on trouve leurs idées géniales, mais en même temps on veut travailler avec eux, assure Carole Freynet Gagné.

Notre message est plus dirigé vers la Ville de Winnipeg pour dire que notre patrimoine n’est pas à vendre, dit-elle.

Accueillir un groupe comme Manitoba Possible, je pense que c’est quelque chose qui peut être bien pour la communauté du moment qu’ils cherchent à s’intégrer, abonde Normand Gousseau.

Son organisme, d’ailleurs, aide régulièrement des entrepreneurs qui veulent s’installer à Saint-Boniface.

On leur demande de s’afficher dans les deux langues officielles, on leur demande d’offrir des services en français parce qu’ils veulent desservir la communauté où ils s’installent, c’est la façon de le faire, dit-il.

Les premières actions devraient avoir lieu sur les réseaus sociaux jeudi, à l'occasion de la rencontre du conseil municipal.

Le conseil municipal a par ailleurs adopté à son tour la résolution issue de la rencontre du comité exécutif du 17 février, qui permet de sauver de la vente l'ensemble du Jardin de sculptures qui entoure l'ancien hôtel de ville de Saint-Boniface.

Avec des informations de Camille Kasisi-Monet

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