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Le lourd défi des PME albertaines

Les locaux commerciaux vacants sont nombreux en Alberta.

Les locaux commerciaux vacants sont nombreux en Alberta.

Photo : Radio-Canada

C’est aujourd’hui que l’on connaîtra l’ampleur du déficit albertain, alors que le gouvernement de Jason Kenney présentera son premier budget de l’ère pandémique. Si tout le pays est touché par la crise sanitaire, la situation économique est particulièrement précaire en Alberta, la province canadienne qui a la plus grande proportion de PME menacées de disparaître, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Pas de besoin de graphiques ou d’une pléthore de chiffres pour comprendre la situation, une simple promenade sur l’avenue Whyte, à Edmonton, une des principales artères commerciales de la capitale albertaine, le confirme. Le nombre de locaux commerciaux vacants saute aux yeux.

Malheureusement, 22 % des petites entreprises en Alberta songent fermer leurs portes ou déclarer faillite, c’est très inquiétant.

Une citation de :Annie Dormuth, directrice des affaires provinciales albertaines, FCEI

Annie Dormuth précise que 32 500 PME sont menacées dans la province et que les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie sont les plus durement touchés.

Suzie Tremblay, propriétaire du restaurant Frencheese d’Edmonton, fait partie de ces milliers de petits entrepreneurs qui ont pensé mettre la clé sous la porte dans la dernière année.

Je n’étais même pas sûre de rouvrir. Finalement, on a pris cette décision, mes employés m’ont suivie, et on a réalisé qu’on avait une bonne clientèle qui avait hâte qu’on reprenne nos activités, raconte-t-elle.

Suzie Tremblay a pensé fermer pour de bon les portes de son restaurant d'Edmonton.

Suzie Tremblay a pensé fermer pour de bon les portes de son restaurant d'Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gohier

N’empêche, la femme d’affaires a été forcée de mettre à pied ses quatre employés pendant plus d’un mois au début de la crise. Sans l’aide des différents gouvernements, elle n’aurait pas été capable de survivre.

Encore aujourd’hui, la survie de son restaurant reste fragile.

Sans cette aide, c’est sûr que j’aurais fermé mes portes. C’est ce qui me tient encore en vie, admet-elle.

Les hauts et les bas de l’Alberta

L’Alberta n’en est pas à sa première crise, mais celle-ci est particulièrement longue et grave.

En affaires depuis près de 30 ans, le courtier immobilier Paul Blais a traversé les hauts et les bas d’une économie qui dépend encore largement du pétrole.

Même si les turbulences actuelles datent d’avant la pandémie, il demeure optimiste.

Ici, à Edmonton, en Alberta, ça fait presque quatre ans qu’on est dans un downturn, comme on dit. Là, on est prêt à rebâtir notre économie, dit-il.

Paul Blais estime que l'Alberta est à la veille d'une reprise économique.

Paul Blais estime que l'Alberta est à la veille d'une reprise économique.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gohier

Avec un coût de la vie plus abordable qu’ailleurs au pays, la province a ce qu’il faut pour attirer des investisseurs et sortir de la crise, estime Paul Blais.

Pour des startups ou des gens qui veulent faire une expansion, comparé à d'autres centres au Canada, ici, à Edmonton, c’est très abordable, souligne l’homme d’affaires.

Il ajoute que les Albertains ont toujours su s’en sortir. Les gens qui demeurent ici sont résilients, ce sont des gens qui savent bûcher!

Suzie Tremblay voit aussi la lumière au bout du tunnel et encourage les entrepreneurs à tenir bon. Je dirais de ne pas lâcher. Continuez autant que vous pouvez.

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