•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les provinces invitées à se préparer aux changements à l'aide médicale à mourir

Un médecin touchant le bras d'un patient sur un lit d'hôpital, en signe de réconfort.

Si le projet de loi C-7 est adopté tel quel, les provinces auront deux ans pour se préparer à certains changements à l'aide médicale à mourir (archives).

Photo : Radio-Canada

Pascal Raiche-Nogue

Les provinces de l’Atlantique n’ont pas de temps à perdre et doivent se préparer dès maintenant à l’élargissement de l’aide médicale à mourir, et ce, même si certains changements pourraient être retardés de deux ans. C’est du moins l’avis d’une professeure de droit néo-écossaise.

À Ottawa, le gouvernement de Justin Trudeau tente ces jours-ci de faire adopter le projet de loi C-7, qui vise entre autres à élargir l'aide à mourir aux personnes dont le décès naturel n'est pas raisonnablement prévisible.

Si C-7 est adopté dans sa forme actuelle, ce changement ne s’appliquera pas immédiatement aux personnes qui souffrent seulement d’une maladie mentale. Cette exclusion arrivera à échéance dans 24 mois.

À moins d’un revirement, les provinces auront donc deux ans pour préparer le terrain. Une tâche qui s’annonce assez compliquée, affirme Jocelyn Downie, professeure aux facultés de droit et de médecine de l’Université Dalhousie, à Halifax.

Elles devront modifier leurs protocoles, leurs standards et leurs procédures pour refléter les changements qui se trouvent dans le projet de loi, dit cette experte de l’aide médicale à mourir.

La professeure Jocelyn Downie en entrevue par vidéoconférence.

La professeure Jocelyn Downie, de l'Université Dalhousie, invite les provinces à se préparer dès maintenant à l'élargissement de l'aide médicale à mourir (capture d'écran).

Photo : Radio-Canada

Selon elle, les gouvernements ont tendance à attendre au dernier moment pour agir lorsqu’il est question de ce dossier controversé. Même si certains changements n’entreront en vigueur que dans deux ans, il n’est pas du tout trop tôt pour s’y intéresser, dit-elle.

L’un des problèmes avec l’aide médicale à mourir, c’est que les tribunaux ont imposé des échéanciers et que les gens ne font rien pendant une éternité. Et là, tout d’un coup ils se réveillent et ils se préparent en très peu de temps. Ça n’a aucun sens, explique Jocelyn Downie.

C’est d’ailleurs ce que l’on voit en ce moment sur la scène fédérale. Le gouvernement de Justin Trudeau a déposé le projet de loi C-7 pour se conformer à un jugement de la Cour supérieure du Québec. Il a jusqu’à vendredi pour le faire adopter.

Comme il risque de ne pas y arriver à temps, Ottawa a demandé aux tribunaux de repousser la date butoir au 26 mars. Il s'agit de sa quatrième demande de report.

Pour une collaboration des provinces de l’Atlantique

Jocelyn Downie invite d’ailleurs les gouvernements provinciaux de l’Atlantique à travailler ensemble afin de se préparer aux changements prévus dans le projet de loi C-7.

Il n’y a pas de raison pour laquelle ça devrait être énormément différent d’une province à l’autre. Partageons l’expertise, les connaissances et les ressources. Développons cela ensemble.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !