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Le N.-B. ne reconnaît pas légalement les thérapies liées à l'alcool au volant

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Aucun programme de traitement n'est reconnu par le N.-B. en ce qui a trait aux personnes reconnues coupables de conduite avec facultés affaiblies

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Un avocat fait un plaidoyer pour que les personnes reconnues coupables d'avoir conduit un véhicule à moteur avec les facultés affaiblies puissent obtenir des sentences plus clémentes à condition de vraiment vouloir changer leurs habitudes.

L'avocat Charles LeBlanc, de Caraquet a défendu récemment deux clients reconnus coupables d'avoir conduit sous l'influence de l'alcool.

Charles LeBlanc

L'avocat Charles LeBlanc de Caraquet

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Il aurait bien voulu soumettre au juge que ses clients allaient suivre une thérapie.

Le juge va prendre en considération ce que la personne a fait pour trouver la route de la sobriété, explique-t-il.

Mais, ce n'était pas possible.

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Comme le chante Cayouche, « l'alcool au volant c'est criminel »

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Quand il est question d'une infraction liée à l'alcool au volant, pour qu'une thérapie compte aux yeux de la loi, il faut que le service respecte certaines balises juridiques.

L'existence d'un programme de traitement approuvé me permet de leur dire: "eille! C'est dans vos intérêts de régler votre problème", lance l'avocat.

Seulement, bien que des services existent dans les réseaux de santé Vitalité et Horizon, aucun programme de traitement n'est reconnu par le système de justice de la province en ce qui a trait aux personnes reconnues coupables d'avoir conduit une voiture avec les facultés affaiblies. C'est ce que dénonce l'avocat Charles LeBlanc.

C'est ça que j'aimerais pouvoir faire comme avocat, donner cette option-là à l'individu.

Une citation de :Charles LeBlanc, avocat

L'avocat trouve cette situation d'autant plus absurde qu'il existe déjà des services pour venir en aide aux alcooliques.

Qu'ils fassent le nécessaire afin d'intégrer les programmes existants dans un format qui permettrait d'utiliser cela aux fins de l'article 320,23 du Code criminel, suggère-t-il.

Aider l'ensemble de la société

Une ex-infirmière-chef dans un centre de dépendance à l'alcool, aux drogues et aux médicaments, Lorraine Paulin, se désole qu'aucun programme de traitement ne soit reconnu par le système de justice au Nouveau-Brunswick.

Lorraine Paulin

Lorraine Paulin est une ex-infirmière

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Il faut qu'il y ait ces services-là, affirme-t-elle. Sinon, je ne vois pas comment ils seront capables d'éviter et d'arrêter les problèmes judiciaires.

Elle estime qu'inciter une personne à se faire soigner rend service à l'ensemble de la société.

On disait souvent que ça ne guérit pas juste la personne, mais 100 personnes autour : les enfants, la famille, les parents, l'employeur, à l'école.

Une citation de :Lorraine Paulin, ex-infirmière

L'avocat Charles LeBlanc constate que l'alcoolisme est une maladie. Tout ce qu'il manque, selon lui, ce sont des programmes officiellement adaptés. Il s'agit d'offrir une alternative juridique aux individus qui ont conduit un véhicule avec les facultés affaiblies.

Avec les informations d'Alix Villeneuve

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