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Dans le ventre du Congo, de Blaise Ndala : faire la paix avec l'histoire

Dans le ventre du Congo est la troisième publication de l'auteur ottavien d'origine congolaise Blaise Ndala.

La couverture du livre Dans le ventre du Congo, de Blaise Ndala.

Le livre Dans le ventre du Congo, de Blaise Ndala

Photo : Radio-Canada / Éditions du Seuil

Radio-Canada

Le troisième roman de Blaise Ndala, Dans le ventre du Congo, arrive juste à temps en librairies pour le Salon du livre de l’Outaouais (SLO). Or, la trame de ce nouveau titre mijotait dans la tête de l’auteur depuis plus de 15 ans.

Alors qu’il était en Belgique pour ses études universitaires en droit, en 2004, Blaise Ndala s’est rendu à Tervuren avec une amie pour visiter le Musée royal de l’Afrique centrale. Elle voulait me faire découvrir le mémorial africain le plus secret de la Belgique, raconte-t-il.

Le natif de la République démocratique du Congo a ainsi entendu parler, pour la première fois, de l’histoire de Congolais mis en vitrine comme des sauvages pour satisfaire la curiosité des visiteurs de l’Exposition internationale de Bruxelles de 1897.

À la demande du roi Léopold II, des centaines d’hommes et femmes avaient été amenés de force jusqu’en Belgique pour y être exposés dans des zoos humains afin de convaincre la population du bien-fondé des missions coloniales menées au Congo à l’époque.

À la merci des intempéries et des maladies, sept d’entre eux sont morts, puis ont été enterrés dans la cour de l’église, dans l’anonymat et dans l’indifférence, s’indigne Blaise Ndala. Je suis tombé des nues, j’ai été estomaqué.

C’est pour rendre hommage à ces hommes et femmes, et pour restituer la mémoire de ces oubliés de l’histoire, que j’ai voulu, par la fiction, revisiter cette période douloureuse.

Une citation de :Blaise Ndala, auteur

Il aura fallu toutes ces années pour que l’auteur, désormais établi à Ottawa, se donne la distance nécessaire, émotionnelle et artistique pour revisiter un pan de l’histoire précoloniale du Congo qu’il souhaite exposer au grand jour.

Après J’irai danser sur la tombe de Senghor (2014) et Sans capote ni kalachnikov (2019), Blaise Ndala offre un troisième roman avec lequel il espère « pacifier les mémoires et voir ce que nous pouvons tirer de cela ».

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