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Violence conjugale : une initiative pour assurer de meilleures interventions

Une femme au téléphone, la tête baissée.

Le projet émane d'une initiative de la Table de concertation intersectorielle en matière de violence conjugale de l’Outaouais (archives).

Photo : getty images/istockphoto / Rattankun Thongbun

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais versera jusqu’à 90 000 $ à la police de Gatineau pour un projet-pilote visant à mieux s’attaquer à la violence conjugale et aux risques d’homicides intrafamiliaux.

C’est ce qu’établit un protocole d’entente signé entre le comité exécutif du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) et le CISSS de l’Outaouais.

Le but est de favoriser un meilleur partage d’information, souvent retenue sous le sceau de la confidentialité, entre organismes et policiers. On souhaite ainsi assurer des interventions rapides, a expliqué mercredi Isabelle Plante, chef de la division recherche, développement et stratégie organisationnelle au SPVG.

La valeur ajoutée, c’est qu’on va avoir [à terme] la même grille d’évaluation, les mêmes outils de détection. Donc, quand on va s’appeler, ce sera plus rapide puisqu’on aura un langage commun qu’on aura établi ensemble, a-t-elle dit.

On vise à briser les silos pour que l’information ne reste pas seulement à une place [...] pour qu’on ne travaille pas chacun de notre côté, ce qu’on ne veut pas en violence conjugale, a-t-elle ajouté.

Le protocole d’entente - fruit du travail de la Table de concertation intersectorielle en matière de violence conjugale de l’Outaouais - ne fixe pas d’échéancier détaillé.

Il est toutefois prévu que l’entente prendra fin le 31 mars 2022. Le protocole stipule, en outre, que le SPVG doit avoir dépensé 45 000 $ en date du 31 mars pour la réalisation des activités liées au logo, [aux] formations et [à] l’évaluation du projet.

D'abord à Gatineau

L’accord ne prévoit que le déploiement du projet à Gatineau, mais l’objectif à plus long terme est d’étendre l'initiative à tout l’Outaouais.

Les 90 000 $ destinés au projet-pilote proviennent de deux initiatives provinciales, soient le Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale 2018-2023 et le Plan d’action en santé et bien-être des femmes 2020-2023.

L'Outaouais est la 3e région administrative du Québec avec le plus haut taux d'infractions en matière de violence conjugale par 100 000 habitants, selon des données de 2015 du ministère de la Sécurité publique.

L'organisme Juripop a d'ailleurs rappelé cette sombre statistique, mercredi, en annonçant une nouvelle formation pour avocats en violence conjugale. Il souhaite ainsi remédier à un problème d'accès à des avocats spécialisés dans ces problématiques.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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