•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un entrepreneur de Malartic veut faire sa place dans l’industrie du café

Adrien Mainville montre un sac de son café à la caméra, tout près d'une machine.

Adrien Mainville se lance dans la torréfaction de café à Malartic.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Passionné de café depuis plusieurs années, Adrien Mainville a fait le pari de percer ce marché compétitif avec la création de sa microbrûlerie, à Malartic.

Brûlerie Mainville est devenue son projet à temps plein depuis septembre. Aménagée dans son garage, sa microbrûlerie lui permet de réaliser à 34 ans son rêve de devenir entrepreneur.

Je suis un éternel passionné du café et, au fil des années, j’ai essayé différentes sortes, origines ou saveurs, explique-t-il. Je m’étais même acheté un mini-torréfacteur à la maison et j’avais commencé à torréfier mon propre grain. J’ai partagé le tout avec des amis et ça a alimenté ma passion. J’ai décidé d’en faire mon travail.

Des grains de café avant d'être torréfié.

Le café de la Brûlerie Mainville est torréfié à Malartic.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Pour parfaire ses connaissances, Adrien Mainville a suivi pendant quelques jours les enseignements d’un torréfacteur à l’extérieur de la région, en plus de multiplier les lectures et les vidéos. L’achat d’une machine commerciale de torréfaction lui a ensuite permis de mettre en pratique sa formation.

J'ai beaucoup travaillé par essais et erreurs, avec différentes sortes de grains et de mélanges, afin de développer mes techniques et obtenir les goûts que je recherchais. Plus tu en fais, plus tu développes un nez qui te permet de savoir quand le grain atteint son plein potentiel, un peu comme un spécialiste du vin, précise-t-il.

Après avoir débuté sa production avec trois produits à base de grains de café importés de partout à travers le monde, le jeune homme d’affaires a même ajouté le chaga à l’un de ses mélanges, utilisant des champignons récoltés par son beau-père dans des forêts de l’Abitibi. Il a depuis développé quelques autres produits, ayant reçu un bel accueil de sa clientèle autant dans la région qu’à l’extérieur et même en Ontario.

Des sacs de café expresso sont disposés sur une tablette.

Le café de la Brûlerie Mainville dans les locaux de Malartic.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Mes affaires se développent vraiment bien, se réjouit-il. Les commerçants de la région encouragent le local, c’est vraiment le fun. Les consommateurs embarquent aussi dans la vague. Oui, on a de la compétition, mais on mise beaucoup sur l’aspect de la livraison à domicile avec des commandes en ligne. On voulait combler un besoin dans la région et on réussit bien jusqu’à maintenant.

Brûlerie Mianville dispose présentement d’un torréfacteur qui lui permet de produire 45 000 livres de grains par année. Adrien Mainville ne cache pas qu’il voit grand pour l’avenir de son entreprise.

C’est sûr que je rêve de grossir, avec des installations plus modernes et plus grandes, pour pouvoir desservir davantage de clients. Ma vision à long terme, c’est de devenir une usine de torréfaction présente partout au Québec, tout en gardant l’accent sur la distribution par le web. Ça fait longtemps que je voulais être entrepreneur et là j’ai les deux pieds dedans à temps plein. J’en mange, c’est merveilleux, conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !