•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Violence conjugale : difficile d'avoir accès à un avocat en Abitibi-Témiscamingue

Une toge d'avocat

Peu d'avocats sont spécialisés en violence conjugale en Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : iStock / IS

Désiré Kafunda

Les victimes de violence conjugale peinent à avoir accès à des avocats spécialisés en Abitibi-Témiscamingue.

Selon la coordonnatrice de la maison d’hébergement Alternative pour Elles, Cathy Allen, les avocats pouvant représenter les victimes de violences conjugales dans la région se font rares. À Rouyn-Noranda, on a une liste d’attente qui est très longue. Je pense aux femmes du Témiscamingue, à Ville-Marie, où il y a un seul avocat de l’aide juridique et pendant certaines périodes il n’y en a même pas, révèle-t-elle.

Selon les chiffres les plus récents de la Sécurité publique en matière de violence conjugale, datant de 2015, l’Abitibi-Témiscamingue se classe au deuxième rang en matière d’infractions commises sur la personne dans un contexte de violence conjugale, avec 409 infractions par 100 000 habitants.

C’est dans ce contexte que l’organisme juridique Juripop organise une formation d’avocats spécialisés en violences conjugales. Selon Me Justine Fortin, avocate chez Juripop chargée des initiatives juridiques en matière de violences conjugales, avoir plus d’avocats spécialisés ne peut qu’être bénéfique.

On va leur offrir des méthodes et des pratiques pour être outillés à plaider la violence conjugale dans un système de justice qui présentement est défaillant au niveau de la reconnaissance de cette réalité.

Une citation de :Me Justine Fortin, Juripop

En région, l’accès à un avocat est tout simplement problématique. Ce qu’on souhaite avec notre formation, c’est former une grande majorité d'avocats. Ce qu’on veut, c’est par exemple qu’une ressource d’hébergement d’Abitibi sache qu’elle peut se référer à ce qu’on espère avoir à terme, explique-t-elle.

La demande est forte dans toutes les MRC

Chantal Lalonde est représentante politique et communautaire pour la maison d'hébergement Le Nid à Val-d’Or. Elle a aussi remarqué qu’il y a un gros manque d'avocats, mais surtout d’avocats en aide juridique.

Pour nous donner une idée de l’ampleur de la violence conjugale sur son territoire, elle consulte ses chiffres. Pour l’année 2018-2019, il y a eu 115 femmes et 61 enfants qui ont été hébergés juste dans la MRC de la Vallée de l’Or, souligne-t-elle.

Elle indique que c’est sans compter tous les services qui ont été donnés en externe et toutes les victimes qui ne contactent pas les services d’hébergement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !